Bouddica, Jean Laurent Del Socorro

« Je préfère encore ma folie qui nous rêve la tête haute à ta raisonnable soumission qui nous courbe l’échine « 

Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ?

À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte.

Après Royaume de vent et de colères, premier roman très remarqué qui a reçu le prix Elbakin.net 2015, Jean-Laurent Del Socorro fait son retour avec une héroïne symbole d’insoumission…

Bouddica, parfois connue sous le nom de Bodiacé, est la reine des Icènes à l’époque de l’empereur romain Claude. Dans ce roman, on découvre cette femme depuis sa jeunesse, partant de fille du roi Antédios et des deux Andrastes à Reine des Icènes, grande et insoumise. On la suit à travers son combat contre les Aigles, à savoir les Romains, pour la liberté de son peuple.

J’ai énormément apprécié ce beau personnage qu’est Boudicca. C’est une femme valeureuse, qui impose le respect de par sa simple présence. Elle a de la prestance et intimide un peu, une figure héroïque dans toute sa splendeur. Mais plus que cela également : c’est une guerrière, une princesse, une épouse, une mère, une reine… Elle représente à elle seule plusieurs facettes de la femme, ne se cantonnant pas à une seule image fixe et c’est ce que j’ai beaucoup apprécié chez elle. Mais ce que j’admire le plus, c’est son courage, sa force et sa fierté : la femme celte qui n’a pas courbé l’échine face aux Aigles. La femme qui a relevé la tête et son bouclier, qui s’est affirmée et qui a défendu ses terres et son peuple quand tout le monde se soumettait peu à peu à l’hégémonie romaine.

La plume de l’auteur crée une ambiance qui navigue entre Histoire et mythe. C’est fluide, c’est mystique, poétique… J’ai été captivée tout du long. En tant qu’étudiante en Lettres Classiques, cela m’a fait énormément plaisir de retrouver cette époque et de découvrir une figure que je ne connaissais alors que de nom.

J’ai trouvé le récit assez court étant donné le fait que l’on retrace toute sa vie, j’aurais voulu en savoir plus. Mais finalement, l’auteur construit tellement bien sa narration que cela m’a semblé juste. Il y avait tout ce qu’il fallait, ni plus ni moins. La conclusion est magnifique quoiqu’un peu triste.

En conclusion, j’ai adoré découvrir l’histoire de Bouddica, grande reine des Icènes. Si vous ne la connaissez pas encore, c’est le moment.

Rouille, Floriane Soulas

« Elle n’avait rien à faire ici, tout son corps le lui hurlait. Chaque jour, chaque caresse des hommes, chaque sourire d’envie qu’on lui adressait la révoltait. Sa place n’était pas dans un bordel. »

Paris, 1897. Les plus grandes puissances européennes se sont lancées à l’assaut de la Lune et de nouveaux matériaux découverts sur le satellite envahissent peu à peu la Terre. Ces grandes avancées scientifiques révolutionnent l’industrie et la médecine, mais pas pour tout le monde. Et dans les faubourgs, loin de l’hyper-centre protégé par le dôme sous lequel vivent les puissants, le petit peuple de Paris survit tant bien que mal. Violante est une prostituée sans mémoire, ignorant jusqu’à son âge réel. Dans un monde où son désir de vérité passe après celui de ses clients et de ses patrons, la jeune fille tente de retrouver la trace de ses origines perdues. Alors qu’une vague de meurtres particulièrement horribles ensanglante la capitale, Satine, son amie et seul soutien, disparaît dans d’étranges circonstances. Violante, elle, se voit offrir une porte de sortie à ce demi-monde violent qui la retient prisonnière, mais décide malgré tout de prendre part aux investigations.

J’ai entendu beaucoup de bien des écrits de Floriane Soulas sans jamais avoir pris le temps de découvrir sa plume. En voyant Rouille dans les rayons le mois dernier, je me suis dit pourquoi pas maintenant.

Je tiens tout d’abord à prévenir que Rouille est un livre sombre et rude. Plongé au cœur de la misère de Paris, on suit Violante, une jeune fille prostituée et amnésique qui voit sa meilleure amie disparaître horriblement. L’univers est cruel, l’intrigue nous embarque dans les pires atrocités dont est capable l’être humain. On nous présente des personnages aussi corrompus les uns que les autres. Personne n’est innocent dans cette histoire. Et c’est ce que j’ai préféré. J’ai énormément apprécié la manière dont l’autrice crée des nuances au sein de l’obscurité humaine, au point où l’on s’attache même parfois à certains personnages que l’on aurait méprisés autrement. Tout cela est abordé au moyen de nombreuses thématiques : drogues, prostitutions, expériences scientifiques, gangs, différence de classe sociale… Le tout permet de dresser différents portraits tous aussi intéressants les uns que les autres.

J’ai aimé le personnage de Violante, jeune fille ayant grandi bien trop vite. Elle nous change des héroïnes adolescentes que l’on peut généralement trouver dans un roman. Elle est animée par la colère et la détermination et navigue entre deux personnalités pour tenter de survivre et découvrir qui elle est réellement. J’ai trouvé sa quête d’identité intéressante, la manière dont elle est abordée mais surtout la manière dont elle se termine. J’aurais aimé un peu plus d’approfondissement de ce côté mais l’intrigue principale étant déjà bien complexe, cela aurait sans doute été un peu trop.

Petite mention spéciale pour l’ambiance steampunk que j’ai beaucoup aimée et que j’ai trouvé bien exploité ainsi que le personnage de Jules auquel je me suis attachée.

Pour conclure, ce fut une très bonne lecture, qui m’a glacé et captivé, avec des personnages intéressants et nuancés, nous offrant un tableau noir et rude de la survie.

Cassidy Blake, tome 2 : Plongée dans les Catacombes, V.E. Schwab

« Appeler les Tuileries un jardin, c’est comme appeler Poudlard une école. Techniquement, les termes sont corrects, mais ils ne leur rendent pas du tout justice. »

Cassidy, accompagnée de son meilleur ami Jacob, fantôme de son état, a quitté Édimbourg pour se rendre sur le prochain lieu de tournage de l’émission télévisée de ses parents : Paris ! Entre deux dégustations de viennoiseries au chocolat et de délicieux macarons, la jeune fille visite les lieux les plus emblématiques de la capitale française. Et surtout, bien sûr, les plus inquiétants – à commencer par les catacombes ! Le gigantesque cimetière souterrain, qui serpente sous les rues et les parcs de la ville, abrite des milliers d’ossements (rien que ça !) et presque autant d’âmes errantes.

Mais voilà qu’après être remontée des profondeurs de ce macabre sanctuaire, la jeune chasseuse de fantômes éprouve la désagréable impression d’être suivie. Et que penser des accidents de plus en plus fréquents qui mettent Paris sens dessus dessous ? Tout porte à croire que Cassidy a réveillé un puissant esprit frappeur qui prend un malin plaisir à semer le désordre dans le monde des vivants.

L’adolescente et ses amis sauront-ils arrêter ce spectre perturbateur avant qu’il ne sème le chaos dans toute la capitale ? Victoria Schwab poursuit avec brio la série jeunesse Cassidy Blake et s’amuse à nous faire peur en nous entraînant dans les mystérieux souterrains nichés sous les pavés parisiens. Oserez-vous franchir les portes de l’empire de la Mort ?

Je ne m’arrête jamais avec les romans de V.E. Schwab ! Je la présente comme l’une des autrices favorites et je lis assez souvent ses livres. Cette fois, je vais vous parler du tome deux de Cassidy Blake.

Cassidy est une petite fille au premier abord tout à fait normale. Elle a néanmoins la particularité d’avoir frôlé la mort et depuis, de pouvoir traverser ce qu’elle nomme le Voile, sorte de rideau entre notre monde et celui des fantômes. Elle a d’ailleurs pour meilleur ami, Jacob, le fantôme qui lui a sauvé la vie. Tous deux se retrouvent embarqués par les aventures des parents de Cassidy, qui voyagent à travers le monde pour visiter les villes les plus hantées dans le cadre d’une émission tv. Dans ce tome, les voici au cœur de Paris et notamment de ses catacombes où Cassidy va par erreur réveiller un esprit frapper, causant quelques dégâts…

J’ai beaucoup aimé déambuler dans cette ville que je connais bien. Le roman nous offre une belle visite guidée des lieux hantés de Paris. C’est également l’occasion d’en apprendre plus sur le passé de Jacob, véritable mystère depuis le début. Le côté jeunesse est rafraîchissant, cela m’a permis d’avoir un temps de lecture léger et agréable avec pourtant une intrigue et un contexte complexe et bien mené.

En bref, un nouveau coup de cœur Schwab et une furieuse envie de lire le troisième tome !

La Vie Invisible d’Addie Larue, V.E. Schwab

« Les anciens dieux sont puissants, mais ils ne sont pas bienveillants ni indulgents. Ils sont capricieux, aussi instable que le reflet de la lune à la surface de l’eau ou les ombres au sol par temps d’ orage. Si tu persiste à vouloir les invoquer, soit prudente: prends garde à ce que tu leur demandes et sois prête à en payer le prix. »

Une nuit de 1714, dans un moment de désespoir, une jeune femme avide de liberté scelle un pacte avec le diable. Mais si elle obtient le droit de vivre éternellement, en échange, personne ne pourra jamais plus se rappeler ni son nom ni son visage. La voilà condamnée à traverser les âges comme un fantôme, incapable de raconter son histoire, aussitôt effacée de la mémoire de tous ceux qui croisent sa route.

Ainsi commence une vie extraordinaire, faite de découvertes et d’aventures stupéfiantes, qui la mènent pendant plusieurs siècles de rencontres en rencontres, toujours éphémères, dans plusieurs pays d’Europe d’abord, puis dans le monde entier. Jusqu’au jour où elle pénètre dans une petite librairie à New York : et là, pour la première fois en trois cents ans, l’homme derrière le comptoir la reconnaît. Quelle peut donc bien être la raison de ce miracle ? Est-ce un piège ou un incroyable coup de chance ?

Embarquée dans un voyage à travers les époques et les continents, poursuivie par un démon lui-même fasciné par sa proie… jusqu’où Addie ira-t-elle pour laisser sa marque, enfin, sur le monde ?

Deux jours après avoir terminé cette lecture, j’ai encore du mal à mettre les mots dessus. Coup de foudre. Magique. Mature. Mélancolique. Puissant. Des mots me viennent sans pour autant former de propos cohérents et construits. Mais je vais tout de même essayer.

En débutant ce roman, je savais qu’il allait me plaire. Ce n’est un secret pour personne, j’aime énormément les écrits de V.E. Schwab et j’ai attendu avec beaucoup d’impatience celui-ci, sachant qu’elle y avait mis une part plus importante d’elle-même que dans ses précédents romans. Mais je ne pensais pas qu’il allait me faire un tel effet.

Si Shades of Magic a été un coup de cœur dès le début, celui-ci a été un coup de foudre. Je ne saurais pas vous expliquer la différence mais je vous dirais ceci : les personnages de Shades of Magic m’ont fait rêver et sont ce que j’aspire à être. Les personnages de la Vie Invisible d’Addie Larue sont des personnages dans lesquels je me vois reflétée. Je me retrouve dans le besoin de liberté et d’indépendance d’Addie, je me retrouve dans la mélancolie d’Henry.

Tout au long du roman, je me suis retrouvée dans une petite bulle, au fin fond de mon lit, Florence + The Machine dans les oreilles, coupée du monde et du temps. J’ai parcouru les siècles et les rues de New York et de Paris en compagnie d’Addie, j’ai suivi son histoire invisible aux yeux du monde. Si certains ont eu du mal à s’attacher aux personnages et à l’intrigue de ce roman contemplatif, j’ai personnellement été engloutie par lui. J’ai été plongée au cœur du récit, happée par l’histoire. Il n’y a certes pas d’actions héroïques comme on peut le voir dans ses autres romans mais cela ne m’a absolument pas gêné car cela a laisser la place aux personnages de grandir et de briller. Tout repose sur Addie, Henry et Luc. Sur leur histoire, leurs relations, leurs émotions, leur évolution… Ces trois personnages sont le socle de ce roman dont je suis tombée amoureuse.

L’ambiance, plongée au cœur de l’art sous toutes ses formes m’a énormément plu. Quel plaisir de voir un personnage lire le latin et le grec ancien ! L’univers fait d’anciens et de nouveaux dieux, de démons dans la nuit qui exaucent vos prières a été particulièrement intéressant à lire et permet un moment de réflexion sur les mythes mais aussi sur soi-même.

Pour conclure, cette histoire et ces personnages me hanteront encore très longtemps. C’est définitivement un livre que je compte relire encore et encore car il y a tant à en tirer… Je me souviens de toi, Addie Larue.

Bilan du mois : Juin

Le mois de juin (mois de mon anniversaire !) a été totale détente pour moi. Enfin presque car il me manquait encore quelques candidatures à faire pour les masters et l’attente un peu angoissante des réponses. J’en ai tout de même profité pour partir une semaine en vacances mais aussi pour LIRE. Si je n’ai pas posté beaucoup sur le blog, j’ai tout de même profité du temps que j’avais pour renouer avec le plaisir de se prélasser au soleil, le nez dans un bouquin.

  • La vie invisible d’Addie Larue, V.E. Schwab
  • Enola et les animaux extraordinaires, tome 1 : La gargouille qui partait en vadrouille, Joris Chamblain et Lucile Thibaudier
  • Sorceline, tome 1 : Un jour, je serai fantasticologue !, de Sylvia Douyé et Paola Antista

Total : 3 livres !

Un total plutôt sage, vous ne trouvez pas ?

  • Girlhood, Cat Clarke
  • Steam Sailors, tome 1 : L’Héliotrope, Ellie S. Green
  • La Trilogie de Hurle, tome 2 : le Château des Nuages, Diana Wynne Jones
  • Rouille, Floriane Soulas
  • La Vie Invisible d’Addie Larue, V.E. Schwab

Total : 5 livres lus !

Et que de très belles lectures ! Un coup de foudre pour le dernier V.E. Schwab, une excellente découverte avec Steam Sailors et Rouille.. Vraiment un joli mois livresque !

La Trilogie de Hurle, tome 2 : Le Château des Nuages, Diana Wynne Jones

« Très loin au sud du pays d’Ingary, dans la ville de Zanzib, du sultanat de Rajput, vivait un jeune marchand de tapis prénommé Abdullah. »

Abdullah mène une vie tranquille dans le sultanat de Rajput jusqu’au jour où il achète à un mystérieux étranger un tapis magique qui le transporte dans un jardin merveilleux. Il y rencontre la princesse de ses rêves, Fleur-de-la-Nuit. Mais, peu après, celle-ci va être enlevée par un effroyable djinn… Pour retrouver sa bien-aimée, Abdullah est prêt à tout dans sa quête, il croise un vieux soldat, un génie dans sa bouteille, un château volant rempli de princesses, des chats et des chiens aux pouvoirs étranges, qui tous réservent bien des surprises… car rien n’est en réalité ce qu’il semble être !

Quelle joie de voir que les éditions Ynnis allait publier la suite de la trilogie de Hurle ! C’est donc avec beaucoup d’impatience que je l’ai gardé pour pouvoir l’emmener avec moi en vacances au bord de la mer. Et c’est une expérience que je recommande.

Ce deuxième tome n’a pas été un coup de cœur comme le premier. J’y ai trouvé quelques défauts, notamment un peu de longueur vers le milieu du roman mais j’ai trouvé le débit divertissant et j’ai beaucoup aimé la fin.

L’histoire reprend le style d’un conte comme dans le premier tome. Dans un univers arabe, l’ambiance est très proche des Mille et Une Nuits. Quoique très caricatural et n’ayant pas réussi à m’attacher aux personnages, j’ai trouvé cela divertissant et sympathique. Je pointerai tout de même du doigt le passage grossophobe sur les cousines d’Abdallah qui n’est pas passé avec moi…

Le milieu a été un peu plus compliqué à lire car j’ai commencé à trouver cela long. Le voyage d’Abdallah au secours de sa princesse Fleur-dans-la-Nuit est laborieux, on a parfois l’impression de tourner un peu en rond et on aimerait arriver à la fin. Personnellement, j’avais surtout très hâte de retrouver au moins le personnage de Hurle et j’ai même commencé à douter de sa venue. Mais il est finalement apparu et je me suis rendu compte que j’étais passée à côté de bien des indices. Cela m’a fait très plaisir et je pense d’ailleurs le relire pour cette raison. Les pièces du puzzle se rassemblent et la fin est beaucoup plus dynamique.

Pour conclure, ce fut une lecture divertissante, pas aussi géniale que le premier tome mais agréable tout de même.

PAL : Juin

Une PAL qui va sans doute bouger je pense en fonction de ce que je recevrai pour mon anniversaire 😋 En espérant pouvoir profiter de mes vacances pour lire tout ce que j’ai prévu !

  • Girlhood, Cat Clarke

Lecture personnelle

L’amitié, c’est comme une allumette…

Il suffit d’une étincelle pour se brûler les doigts.

J’ai sombré quand ma sœur jumelle est morte, et mes amies m’ont reconstruite, morceau par morceau.

Depuis, je pensais que jamais rien ne pourrait nous séparer.

Jusqu’à ce que débarque cette nouvelle fille…

  • Rouille, Floriane Soulas

Lecture personnelle

Paris, 1897. Les plus grandes puissances européennes se sont lancées à l’assaut de la Lune et de nouveaux matériaux découverts sur le satellite envahissent peu à peu la Terre. Ces grandes avancées scientifiques révolutionnent l’industrie et la médecine, mais pas pour tout le monde. Et dans les faubourgs, loin de l’hyper-centre protégé par le dôme sous lequel vivent les puissants, le petit peuple de Paris survit tant bien que mal. Violante est une prostituée sans mémoire, ignorant jusqu’à son âge réel. Dans un monde où son désir de vérité passe après celui de ses clients et de ses patrons, la jeune fille tente de retrouver la trace de ses origines perdues. Alors qu’une vague de meurtres particulièrement horribles ensanglante la capitale, Satine, son amie et seul soutien, disparaît dans d’étranges circonstances. Violante, elle, se voit offrir une porte de sortie à ce demi-monde violent qui la retient prisonnière, mais décide malgré tout de prendre part aux investigations.

  • Le Château des Nuages, Diana Wyne Jones

Lecture personnelle

Abdullah mène une vie tranquille dans le sultanat de Rajput jusqu’au jour où il achète à un mystérieux étranger un tapis magique qui le transporte dans un jardin merveilleux. Il y rencontre la princesse de ses rêves, Fleur-de-la-Nuit. Mais, peu après, celle-ci va être enlevée par un effroyable djinn… Pour retrouver sa bien-aimée, Abdullah est prêt à tout dans sa quête, il croise un vieux soldat, un génie dans sa bouteille, un château volant rempli de princesses, des chats et des chiens aux pouvoirs étranges, qui tous réservent bien des surprises… car rien n’est en réalité ce qu’il semble être !

  • Steam Sailors, tome 1 : L’héliotrope, E.S. Green

Lecture personnelle

Il fut un temps où les Alchimistes nourrissaient le Haut et Bas- Monde de leurs inventions merveilleuses, produits de magie et de science. Une époque révolue depuis que les Industriels ont éradiqué les Alchimistes et leur formidable savoir. Pourtant, on raconte qu’à l’aube de leur disparition, ils auraient caché leur fabuleux trésor dans une cité secrète…

Quatre siècles après la Grande-Fracture, les habitants du Bas-Monde traversent une ère obscure et rétrograde, tandis que le Haut-Monde, figé depuis l’extinction des Alchimistes, demeure inaccessible et fait l’objet de tous les fantasmes. Originaire du Bas-Monde, Prudence vit en paria car elle voit l’avenir en rêves. Une nuit, son village est attaqué par des pirates du ciel. Enlevée et enrôlée de force à bord de L’Héliotrope, un navire volant à la sinistre réputation, la jeune orpheline découvre un nouvel univers, celui du ciel et de ses pirates. Prudence fait la connaissance des membres de l’équipage, qui ne tardent pas à lui révéler leur secret : ils détiennent un indice, menant à une série de  » clefs  » disséminées dans le monde, qui permettrait de retrouver la cité des Alchimistes…

  • Royaume de Vent et de Colères, Jean-Laurent Socorro

Service Presse (ActuSF)

1596. Deux ans avant l’édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion, Marseille la catholique s’oppose à Henri IV, l’ancien protestant. Une rébellion, une indépendance que ne peut tolérer le roi.

À La Roue de Fortune se croisent des passés que l’on cherche à fuir et des avenirs incertains : un chevalier usé et reconverti, une vieille femme qui dirige la guilde des assassins, un couple de magiciens amoureux et en fuite, et la patronne, ancienne mercenaire qui s’essaie à un métier sans arme.

Les pions sont en place.

Le mistral se lève.

La pièce peut commencer.

  • Biotanistes, Anne-Sophie Devriesse

Service Presse (ActuSF)

La dictature verte avait échoué. Les abeilles s’étaient définitivement éteintes. Après la guerre de l’eau, l’épidémie qui précipita l’Effondrement décima les trois-quarts de l’humanité. Dès le début, pour une raison inexplicable, des filles de moins de 16 ans ayant contracté la maladie survivaient parfois. Qualifiées de Sœurs ou de sorcières par leurs partisans ou leurs détracteurs, elles se donnèrent pour mission la sauvegarde de la mémoire de l’humanité. Uniques détentrices de la connaissance, elles s’attachèrent à collecter le peu de savoir rémanent et assirent un matriarcat dur grâce à un habile renversement de la vérité historique qu’elles justifièrent par une meilleure résistance des femmes au Fléau. Ce matriarcat conservateur s’étendit tout naturellement au reste de la population. Pourquoi investir dans l’éducation de garçons qui risquent de mourir du jour au lendemain ? Rim a été trouvée et amenée dans un Convent par Ulysse quand elle avait 6 ans. Comme toutes celles qui ont survécu au Fléau, elle y apprend l’art de Voyager dans le temps ainsi que tout ce qu’une sorcière aguerrie doit savoir. Mais à ses seize ans, l’arrivée d’ une nouvelle rescapée, Alex, va changer sa vie…

  • La Brigade du Surnaturel, Floriane Impala

Service Presse (ActuSF)

Quand un inconnu s’introduit dans son appartement, la vie de Claire Desfontaine bascule. D’abord sur le canapé, puis sur le siège en cuir d’une berline années 60 pour un road trip sanglant vers les limbes. Car le bellâtre qui vient de braquer son intimité n’est pas de ceux à qui l’on refuse sa main : envoyé par le Big Boss des Enfers lui-même pour résoudre une affaire de meurtres en série parmi ses ouailles démoniaques, il est bien décidé à faire de Claire, inspectrice de la Brigade de la Magie et du Surnaturel, sa coéquipière.

Il faut dire qu’elle est la meilleure et que le chronomètre est serré…

Et pendant que ce duo improbable arpente les ponts entre les mondes à la recherche du cinglé qui saccage les demi-dieux, la terre continue de sombrer lentement dans le chaos des Surnat’, ces humains contaminés par une magie vicieuse qui les dope à l’extase avant de les shooter à la folie.

Et rien, à part le Smith & Wesson et les deux doigts de l’inspectrice Desfontaine, ne semble en mesure d’arrêter ce carnage.

Bilan du mois : Mai

Le mois de mai s’est avérée particulièrement intense cette année entre les partiels et les candidatures en master. C’est donc sans surprise que mon mois de la Fantasy fait un joli flop !

  • La Brigade du surnaturel, Floriane Impala
  • Rouille, Floriane Soulas
  • Le Château des Nuages, Diana Wyne Jones
  • Steam Sailors, tome 1 : L’Héliotrope, E.S. Green
  • Les Annales de la Compagnie Noire, intégrale 2, Glen Cook
  • L’épée des ombres, tome 1 : La caverne de glace noire, J.V. Jones
  • L’épée des ombres, tome 2 : La forteresse de glace grise, J.V. Jones

Total : 7 livres !

Un joli butin pour ce mois-ci dont j’ai hâte de découvrir les titres.

  • Le monde de Narnia, chapitre 5 : Le Passeur d’Aurore, C.S. Lewis
  • Chasseuse de la nuit : Cat et Bones, Jeaniene Frost.

Total : 2 livres !

A savoir vraiment pas grand chose donc. Mais cela valide 5 catégories du challenge du mois de la Fantasy !

Voilà pour ce mois de mai très chargé ! J’espère vous donner un peu plus de nouvelles prochainement, avec un mois de juin plus tranquille normalement.

L’Île au Trésor, Robert Louis Stevenson

« Nous étions quinze sur le coffre à l’homme mort,

Yo-ho-ho ! et une bouteille de rhum !

La boisson et le diable ont emporté les autres,

Yo-ho-ho ! et une bouteille de rhum ! »

Tout va changer dans la vie du jeune Jim Hawkins le jour où le « capitaine », un vieux marin balafré et taciturne, s’installe dans l’auberge de ses parents, à L’Amiral Benbow. Jim comprend vite que ce boucanier, malgré ses chansons et son goût immodéré pour le rhum, ne veut pas dire son nom, qu’il n’est pas un client ordinaire et qu’une terrible menace pèse sur lui. En effet, lorsqu’un aveugle effrayant frappe à la porte de l’auberge isolée, apportant au marin la tache noire symbole des pirates et synonyme de mort, la chasse au trésor a déjà commencé…

Jim Hawkins, jeune garçon courageux, s’embarque sur un navire à la recherche d’un trésor enfoui sur une île déserte. Il se trouve alors aux prises avec des pirates patibulaires, dont un certain Long John Silver doté d’une jambe de bois. Cette aventure incroyable nous plonge dans un monde de pirates sanguinaires, plus vrais que nature, qui s’entre-déchirent sur une île brûlée par le soleil. L’affrontement sera sans merci …

Très grande fan du Disney La Planète au Trésor et des pirates en général, je ne pouvais pas passer à côté de l’œuvre de Stevenson. J’ai donc profité d’un passage à la bibliothèque de mon quartier pour chaparder l’œuvre et je l’ai dévoré en quelques heures !

Ma première rencontre avec Jim Hawking et sa chasse au trésor s’est faite à travers l’adaptation de Disney. Ma tête était donc pleine d’un univers steampunk et d’un ado qui ne trouve pas sa place dans la société quand j’ai ouvert ce livre. Le changement fut un peu surprenant, me retrouvant dans une époque anglaise tout ce qu’il y a de plus classique et face à un petit garçon adorable. Mais cela ne m’a pas empêché de m’attacher à ce petit Jim qui se retrouve malgré lui embarquer dans une aventure de pirates à la recherche du fameux trésor du capitaine Flint.

J’ai beaucoup aimé le rythme et l’ambiance mais aussi la plume de l’auteur que je trouve très agréable à lire. Les personnages sont attachants et bien construits, j’ai apprécié redécouvrir Long John Silver que j’aimais déjà beaucoup dans la version Disney, ou encore Ben qui s’avère très loin du robot loufoque que j’ai tout d’abord connu !

L’intrigue change également selon plusieurs aspects ce qui m’a réservé de très belles surprises et a permis que je ne m’ennuie pas un seul instant. 

Ce fut donc une très belle redécouverte, un retour à l’histoire d’origine que j’ai adoré lire !

Radio Silence, Alice Oseman

“Hello.

I hope somebody is listening.”

What if everything you set yourself up to be was wrong?

Frances has been a study machine with one goal. Nothing will stand in her way; not friends, not a guilty secret – not even the person she is on the inside. Then Frances meets Aled, and for the first time she’s unafraid to be herself.


So when the fragile trust between them is broken, Frances is caught between who she was and who she longs to be. Now Frances knows that she has to confront her past. To confess why Carys disappeared…


Frances is going to need every bit of courage she has.

Après moult incitations de la part d’Amélie (De Poudlard à Anima) pour lire les romans d’Alice Oseman, j’ai profité de l’offre de Scribd qui propose un mois gratuit de livres numériques et audio pour me plonger dans le roman Radio Silence. Et comme il était proposé en numérique et audio eh bien… J’ai fait les deux !

Des personnages émouvants

Alice Oseman a beaucoup de points forts et le premier réside dans ses personnages. Dès le départ, je me suis prise d’affection pour Frances, une élève modèle à l’avenir brillant tout tracé à l’extérieur et une fan d’un podcast de science-fiction, Universe City, dont elle a dessiné de nombreux fanarts une fois qu’elle est enfermée dans sa chambre. C’est une jeune fille qui ne sait pas trop qui elle est réellement, tiraillée entre ce qu’elle montre et ce qu’elle est au fond d’elle-même. Mais dans cette façon de se créer un personnage à l’extérieur, elle devient très franche et authentique pour le lecteur et cela permet de très vite s’attacher à elle.

De l’autre côté de la rue se trouve Aled, un jeune introverti qui ne trouve sa place nulle part hormis dans son histoire, Universe City. J’ai eu un coup de cœur phénoménal pour ce personnage si beau dans sa vulnérabilité, son silence, sa tendresse… J’ai été profondément bouleversée par son histoire et son vécu.

Ces deux personnages se retrouvent l’un et l’autre au point précis de leur vie où ils ont besoin l’un de l’autre plus que jamais. J’ai adoré cette relation si atypique, si belle, si touchante et si surprenante. Les autres personnages qui gravitent autour d’eux sont tout aussi bien construits et attachants, notamment la mère de Frances qui est un soutien inébranlable pour sa fille ou encore Daniel, cet ami si particulier pour Aled puis par la suite, pour Frances.

“Everyone’s different inside their head.”

Une plume authentique et une expérience audio immersive

J’ai tout de suite été prise dans le récit et impossible de m’en détacher jusqu’à la finL’histoire dans les oreilles et sous les yeux, l’univers de Frances et Aled m’a totalement envahieJ’ai vécu de fortes émotions envers les personnages et les événements de ce livre et cela, c’est grâce à la très belle plume authentique de l’autrice. . Je n’avais qu’une envie, c’était continuer, avoir les réponses à mes questions, savoir comment allaient s’en sortir les personnages… Même en dehors de ma lecture, ma tête était envahie par les personnages et leur histoire.. Une fin qui se trouve d’ailleurs être très forte en émotion donc attention, préparez-vous à en avoir plein les yeux et surtout, plein le cœur ! J’ai passé une bonne partie de la fin à lire avidement, à pleurer et à envoyer des messages de détresse à mon amie, en PLS dans mon lit.

“I wonder- if nobody is listening to my voice, am I making any sound at all?”

Une histoire qui ne laisse pas indifférent

Je suis ressortie de ce livre grandit, changée, avec un regard neuf sur le monde. Cette histoire m’a donc surprise, émue, fait chavirer… J’ai vraiment ressenti de fortes émotions durant ma lecture et après. Alice Oseman a ce don de faire passer de magnifiques messages d’espoir et d’aborder des sujets tabous comme la bisexualité, l’asexualité, le sentiment de jouer un rôle, la solitude, la liberté de choix, la rancœur envers les parents et tant d’autres avec une plume agréable à lire. C’est comme une glace qui vous fond sur la langue.

Je remercie donc Amélie pour cette bouleversante découverte et je vais m’empresser de lire les autres livres de cette autrice si talentueuse que je vous recommande, vivement, chaudement, expressément ! Lisez lisez lisez ♥

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