Red Queen, Victoria Aveyard

« N’importe qui peut trahir n’importe qui »

Mare Barrow, dix-sept ans,

tente de survivre dans une société

qui la traite comme une moins que rien.

Quand elle s’avère détenir des pouvoirs magiques

dont elle ignorait l’existence,

sa vie change du tout au tout.

Enfermée dans le palais de la famille royale,

promise à un prince,

elle va devoir apprendre à déjouer les intrigues de la cour,

à maîtriser un pouvoir qui la dépasse,

et à reconnaître ses ennemis.

C’est la seconde fois que je me plonge dans le premier tome de Red Queen. Ce qui est assez étrange (et aussi marrant), c’est que j’ai un avis différent de ma première lecture. Je vais donc vous parler de ce que j’ai pensé la première fois et de ce que j’ai ressenti cette fois ci.

Mare Barrow, la Faiseuse d’éclair

Si mon avis était mitigé la première fois, ça n’a pas été le cas la seconde : j’aime beaucoup le personnage de Mare. Comme la première fois, je me suis retrouvée en elle, en cette benjamine qui cherche l’approbation de ses parents et qui est jalouse de sa petite sœur. Et c’est aussi une jeune fille très en colère. Dès le début, on sent à quel point elle trouve son monde et sa vie injuste. Elle se rebelle un peu à sa manière. Mais ce que j’ai le plus aimé, c’est son tempérament de survivante. Elle est certes lâche (et s’en rend parfaitement compte) mais c’est surtout parce qu’elle est constamment guidée par son instinct de survie. Ne sachant pas se battre, son premier réflexe est de fuir. Je pense que c’est un caractère typiquement humain, que beaucoup d’entre nous ont, même si on a honte de l’admettre. En revanche, c’est quelqu’un qui enchaine les situations catastrophiques. Elle trouve toujours le moyen de se retrouver dans une situation impossible, ce qui la rend attachante.

Durant ma première lecture, j’ai trouvé qu’elle commençait à changer en endossant le rôle de Mareena. Je la trouvais un peu niaise et naïve. Mais en relisant, je me suis aperçu qu’elle n’était pas si naïve que cela. Elle s’est simplement battu pour une cause qui lui tenait à cœur et avec les personnes qu’elle pensait être de son côté. Elle s’est fait trahir et tout le monde serait tombé dans le même piège à sa place.

De plus, son pouvoir lui apporte la force et le pouvoir des Argents mais elle reste fidèle à son sang rouge. Au final, elle est meilleure que l’un des deux sangs en les unissant.

Maven, l’ombre de la flamme

En revanche, mon avis sur Maven n’a pas changé ! Je l’aime toujours autant. C’est un personnage très bien travaillé, tout en subtilité et élégance.

Il a beaucoup de points communs avec Mare, notamment le fait qu’il soit constamment dans l’ombre de son frère et qu’il est invisible aux yeux du monde et de ses parents. Mais même s’il est invisible, il n’en reste pas moins un jeune homme ambitieux, qui cherche à changer le monde. Il m’a beaucoup fait penser à Peeta avec sa sensibilité, son intelligence et son aisance avec les mots. Avec Mare, ils ont d’ailleurs une relation très bien travaillée. Au début, ils ne s’aiment pas du tout, on sent qu’ils n’ont aucune envie d’être promis l’un à l’autre. Ils finissent peu à peu par se lier d’amitié, par se confier des choses, se comprendre. Au fur et à mesure on sent qu’ils développent des sentiments l’un pour l’autre, de manière toujours aussi subtile. À aucun moment ce n’est dit explicitement, tout est fait au fur et à mesure, de manière très réaliste. La fin est un véritable tournant. On ne s’attend absolument pas à cela. Je n’en dirai pas plus à part que j’ai tout simplement adoré leur relation et la manière dont elle évolue.

C’est aussi le personnage qui m’a le plus surpris. Je n’en dirai pas plus pour vous laisser le suspense mais c’est un personnage qui se révèle être très surprenant. Ce personnage est un véritable coup de cœur.

Cal, le prince enflammé

Là encore, mon avis sur Cal diffère de ma première lecture. Contrairement à la première fois, je me suis rendu compte que c’était un personnage plein de profondeur. S’il semble parfait aux yeux du monde et même aux yeux de Mare parfois, il n’en reste pas moins un jeune garçon perdu. En effet, on se rend compte au fur et à mesure de l’histoire que Cal est bien conscient de l’injustice du système de son pays mais il pense que le coût à payer pour faire changer les choses est trop grand. C’est quelqu’un qui est partagé entre la réalité et son éducation, entre Mare et son père.

Si à ma première lecture, le fait de le voir aussi résigné sur la fin m’avait agacé, cette fois, cela m’a fais mal au cœur. D’un côté je trouve cela dommage qu’il ait les moyens de faire en sorte que les choses changent, mais d’un autre, je comprends sa peur et sa résignation. Il est également utilisé par tout le monde : Évangeline se sert de lui pour devenir reine, son père pour avoir un héritier, Mare pour la révolte… À aucun moment il ne fait quelque chose de surprenant, c’est un personnage prévisible. Néanmoins, je me suis tout de même attaché à lui et j’espère que dans le deuxième tome, il arrive à se détacher de tout cela et prendre sa vie en main.

Kilorn, l’ami sauvé

Mon avis sur Kilorn n’a pas beaucoup changé. J’ai encore un peu de mal à l’apprécier, me faisant un peu trop penser au personnage de Gale dans Hunger Games. C’est le meilleur ami d’enfance de l’héroïne, celui qu’elle veut sauver à tout prix mais qui décide quand même de se lancer dans la révolte. Sauf que contrairement à Gale, Kilorn n’a pas vraiment l’étoffe d’un combattant. C’est plutôt le petit garçon que Mare à sauver la vie et qui la suit comme un petit chiot depuis ce jour. Dans la relation qu’il entretient avec elle, c’est lui qui est en position de « faiblesse » : elle le sauve de la faim et veille sur lui, elle le sauve de la guerre… et puis c’est elle qui a des pouvoirs, contrairement à lui. D’un côté j’ai bien aimé le fait que ce soit une femme qui soit en position de force dans une amitié femme/ homme et qu’elle soit protectrice. J’attends donc de voir comment le personnage de Kilorn va évoluer dans le second tome.

Farley, le visage de la révolte

Comme pour Kilorn, mon avis sur Farley est le même. Je l’admire toujours autant pour son courage et sa force. C’est une femme qui a des convictions, des idéaux et qui est prête à mourir pour eux. C’est une femme qui refuse de plier le genou, qui se bat jusqu’à son dernier souffle. Elle a un sang-froid remarquable.

Julian, un allié inestimable

Julian est l’un des personnages que je préfère. C’est un homme intelligent, reclus et plongé dans son monde. Il est très attachant, avec un côté triste et nostalgique. Il se révèle être un véritable atout et un ami précieux pour Mare. J’ai beaucoup aimé l’amitié qui les lie. On sent dès le début qu’ils vont s’apprécier et on ne se trompe pas. Ils sont francs l’un envers l’autre et se font peu à peu confiance, se confiant chacun un peu sur lui-même et son passé. Elle l’aide à se sentir moins seule et à le faire agir, il se relève grâce à elle et elle trouve en lui un précieux allié et ami. C’est une relation très touchante.

Une cour royale stéréotypée

Par contre, j’ai trouvé la Cour ainsi que la famille royale, un peu trop cliché et prévisibles. En effet, la Reine ou Évangeline sont les stéréotypes de la femme vicieuse et manipulatrice qui ne souhaite que le pouvoir. Le Roi est l’image même du souverain froid et implacable. La Cour ne vit que pour s’attirer les bonnes grâces de la famille royale, ils sont tous vicieux, manipulateurs, sans aucune pitié entre eux. J’aurais aimé avoir une nouvelle image de la cour d’un roi ainsi que la famille royale même si j’avoue que ce n’est pas chose facile.

La famille Barrow

J’ai beaucoup aimé les relations entre les membres de la famille Barrow. Ce sont des relations réalistes mais d’un côté un peu originales, car finalement assez rare dans les livres. Cette fois, l’histoire est centrée sur une benjamine, qui s’entend avec tous ses frères mais qui est jalouse de sa petite sœur. Elle est plus proche de son père que de sa mère, une relation silencieuse mais complice. C’est une relation simple et qu’on voit partout mais tout de même unique je pense, je ne sais pas trop comment l’expliquer mais elle m’a touché sans pour autant être spéciale.

La famille Calore

J’ai également plutôt bien aimé la fraternité entre Maven et Cal. Même si beaucoup de choses les séparent et les différencient, on sent qu’ils s’aiment tout de même et qu’ils peuvent se montrer très complices.

On voit néanmoins tout de suite que c’est Cal qui a le « dessus » dans le sens où c’est lui qui attire tous les regards, qui est le plus apprécié. J’aime beaucoup la métaphore de la flamme et de son ombre que l’auteure utilise, elle reflète à la perfection leur relation : l’un dans l’ombre de l’autre mais l’un ne va pas sans l’autre.

Une intrigue surprenante

Ce livre a été une petite surprise pour moi. Je ne m’attendais pas à une fin pareille ! Mais parlons tout d’abord du début de l’histoire…

L’ambiance de ce livre était un peu différente de ce que j’ai l’habitude de lire même si j’ai retrouvé beaucoup de ressemblances avec Hunger Games. On découvre un personnage féminin qui fait partie d’un peuple exploité et qui s’en révolte. Elle prend ensuite beaucoup d’importance et devient dangereuse pour le maintien du système en place et un atout inestimable pour la résistance. Sans oublier bien sûr le triangle amoureux entre son meilleur ami d’enfance et le prince qui est à ses côtés au palais. L’idée d’assimiler une couleur à une Maison est plutôt pas mal même si elle me rappelle les factions dans Divergente. Néanmoins, l’histoire se détache de ses ressemblances pour créer un univers différent.

J’ai beaucoup aimé la manière subtile dont le don de Mare a été mis en place ainsi que la manière dont il se dévoile. Plus on avance dans l’histoire et plus on prend conscience de son pouvoir tout comme elle, c’est tout en subtilité et détail. L’auteure a maîtrisé cela avec talent.

Un sang qui fait la différence

Dans cette société, votre vie est définie par votre sang. Si vous êtes de sang argent, vous avez la chance d’avoir une vie libre et paisible ainsi que de faire partie de l’aristocratie. Mais, si vous êtes de sang rouge, un sans pouvoir, vous êtes condamnés à mener une vie pauvre et soumis aux Argents. C’est un système dur, inégal et injuste. Mais c’est surtout un système très bien construit et exploité par l’autrice.

Le concept de la différence du sang est original quand on y pense. Contrairement à la plupart des autres univers où la différence repose sur des pouvoirs, des valeurs ou une idéologie, là c’est le fondement de l’homme, sa nature propre qui fait la différence. Ce n’est pas une question de ce que l’on pense, de comment on est éduqué, mais une question purement biologique et, dans ce cas, inaltérable.

Inaltérable en tout cas, jusqu’à ce que Mare apparaisse. Une jeune fille rouge avec des pouvoirs dont seuls les argents sont dotés. Elle défie la logique et la biologie même. J’ai trouvé l’idée vraiment excellente.

Force et Pouvoir

Le système Argent repose sur la force. Le concept du Choix de la Reine illustre d’ailleurs très bien cela : la future reine est choisie en fonction de la force et de la puissance de son pouvoir et non pas par rapport à des critères de sociabilité comme on a tendance à le voir dans le reste de la littérature. La reine est choisie comme est choisit un soldat, un combattant. J’ai donc beaucoup aimé la manière dont les femmes sont perçues dans cette société. Ce ne sont pas de petites minettes en robes majestueuses mais des femmes fortes et puissantes à l’image des Argents. Si le sang détermine qui vous êtes, la force et le pouvoir déterminent votre grandeur et votre valeur. Le concept est vraiment très intéressant et très bien développé.

Un roman sur la trahison

N’importe qui peut trahir n’importe qui. Cette seule phrase résume à merveille ce livre. C’est un thème assez récurrent dans les livres mais pourtant, rarement le thème principal. Dans ce livre, c’est le cas. La trahison est à chaque coin de rue, derrière chaque porte close, chaque détour d’un couloir… Le sentiment d’insécurité est présent durant toute la durée de l’intrigue. Cela rend l’histoire encore plus prenante, ne sachant pas à qui accorder sa confiance, ne sachant pas ce qu’il risque d’arriver. On s’attend à ce que les plans soient contrecarrés, et on tente de savoir qui est ce qui va trahir la confiance de Mare. J’ai beaucoup aimé cette dimension du livre qui rajoute une bonne dose de piment à l’histoire.

Pour conclure, je dirais que ce livre est encore mieux que lors de ma première lecture. J’ai adoré me replonger dans ce monde et redécouvrir les personnages sous un nouveau jour. Et puis quelle fin ! Une fin qui ne donne qu’une envie : commencer le deuxième tome !

#pouvoir #révolte #VictoriaAveyard

Forget Tomorrow, Pintip Dunn

« Les souvenirs peuvent s’avérer dévastateurs. S’ils donnent un aperçu, vivant et réaliste, du futur, ils ne fournissent ni contexte, ni moyen de les interpréter. De simples faits, voilà avec quoi on se retrouve, sans savoir comment se défendre ou se justifier. »

Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé… par votre futur moi !

Callie vient d’avoir dix-sept ans et, comme tous ses camarades de classe, attend avec impatience le précieux « souvenir », envoyé par son moi futur, qui l’aidera à se glisser dans la peau de la femme qu’elle est destinée à devenir. Athlète de haut niveau… Scientifique de renom… Politique de premier plan… Ou, dans le cas de Callie, tueuse.

Car dans son rêve, elle se voit assassiner Jessa, sa jeune sœur adorée… qu’elle passe pourtant ses journées à protéger des autorités, car l’enfant a le pouvoir caché de prédire l’avenir proche ! Avant même de comprendre ce qui lui arrive, Callie est arrêtée et internée dans les Limbes – une prison réservée à tous ceux qui sont destinés à enfreindre la loi. Avec l’aide inattendue de Logan, un vieil ami qui a cessé, cinq ans auparavant, de lui parler du jour au lendemain, elle va tenter de déclencher une série d’événements capables d’altérer son destin.

Lorsque l’avenir semble tout tracé, le combat est-il perdu d’avance ? Dans la veine de Minority Report, Forget Tomorrow est le premier tome d’une dystopie haletante, dont l’héroïne va devoir trouver un moyen infaillible de protéger sa sœur de la plus grande des menaces : elle-même…

La première chose qui m’a attiré dans Forget Tomorrow a été sa couverture. Je l’ai trouvé magnifique avec sa couleur vert eau, son oiseau noir et les plumes à chaque début de chapitre. L’idée de destin me tentant bien, j’ai cédé et je l’ai acheté. Eh bien, je ne l’ai pas regretté !

Un univers philosophique

J’ai trouvé l’univers très bien et très complet même s’il était parfois un peu compliqué à comprendre. On nous apprend peu à peu comment fonctionne le système grâce à Callie. L’intrigue de manière générale était intéressante, parfois un peu trop confuse, j’ai eu un peu de mal à suivre à certains moments mais malgré cela, le fil de l’histoire reste logique et cohérent.

La question principale du livre « peut-on aller contre son destin ?» est une bonne idée, j’aime beaucoup le thème. Surtout qu’on n’a pas de véritable réponse non plus, ce qui donne un côté philosophique au livre que j’adore. Chacun se fait sa propre idée du destin, chacun y voit son propre message et je trouve cela très bien. Personnellement, je trouve que Callie a montré que l’on pouvait créer son propre destin même quand cela paraît impossible et que tout nous pousse vers l’inévitable. L’homme est capable de se forger son propre avenir quels que soit les obstacles.

Callie, celle qui défi le Destin

D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé le personnage de Callie. Elle est parfois un peu niaise mais elle est tout de même très humaine. C’est une jeune fille tout ce qu’il y a de plus banale qui est en quelque sorte tombée sur un mauvais avenir. Mais elle déborde tellement d’amour pour sa famille qu’elle est prête à tout pour contrer son destin. Un point en particulier qui a fait que je l’ai beaucoup aimé est sa jalousie. Elle est jalouse de sa petite sœur qui nécessite plus d’attention qu’elle et cette touche de jalousie, qui n’entache en rien son amour pour sa sœur et le reste de sa famille, la rend plus profonde que la plupart des personnages principaux que j’ai connus. J’aime la simplicité et les défauts de ce personnage, on dirait une vraie personne et je trouve cela juste génial.

Logan, un être fondamentalement bon

J’ai également adoré Logan ! C’est quelqu’un de fondamentalement bon, qui ne pense qu’au bien-être des autres et qui ne cherche qu’à les aider et les sauver. Pourtant, il n’arrive pas à se pardonner une seule et unique erreur de sa part. Le fait que tous les personnages craignent le futur tandis que lui est tourné vers le passé le rend unique. J’aime aussi beaucoup son côté nageur, c’est assez rare à trouvé dans les livres des gens qui aiment nager et il arrive à nous transmettre sa passion, chose que j’adore. Le fait qu’il soit possessif envers Callie est mignon et entache un peu sa personnalité presque parfaite pour en fait un vrai être humain.

Des personnages bien construits

De manière générale, je trouve que l’auteure a fait un très beau travail avec ses personnages. Ils ont chacun une personnalité qui leur est propre, des défauts et des qualités et surtout, leurs démons propres. Les meilleurs exemples sont Angela et Zed qui ont un cœur d’or mais qui sont torturés par leur souvenir futur qui les empêche de vivre pleinement leur vie. En revanche, je n’ai pas beaucoup aimé Mickey que j’ai trouvé arrogant et égoïste. J’ai aussi eu un peu de mal à apprécier la mère de Callie mais elle se rattrape plutôt bien sur la fin du livre et cela m’a fait plaisir. Elle nous surprend en bien et j’ai hâte d’en apprendre plus sur elle.

Des relations profondes entre les personnages

Un autre beau travail que l’auteure a fait, c’est les différentes relations. On a une relation pleine de dualité au sein de la famille de Callie, qui est partagée entre sa jalousie, son envie de prouver ce qu’elle vaut et son amour infini pour eux, son désir de protéger sa petite sœur qu’elle aime plus que tout. Celle entre Callie et Logan est assez triste et pleine de fatalité. À chaque fois, un gouffre les sépare. Le passé de Logan d’un côté et l’avenir de Callie de l’autre. Cela ne les empêche pourtant pas de s’aimer et cela depuis l’enfance. Je les trouve adorables.

Un autre couple que j’ai trouvé triste, c’est Mickey et Angela. On sait qu’ils s’aiment, qu’ils sont faits l’un pour l’autre mais Angela refuse de se marier à cause de son souvenir futur. Je trouve cela vraiment dommage même si on comprend ses raisons.

Un système malveillant

Un petit point qui m’a dérangé est le fait qu’on oblige les personnages à réaliser leur souvenir futur. Certes, c’est pour préserver le bon fonctionnement du souvenir futur et avoir une raison valable de les emprisonner mais je trouve cela tout de même glauque et malsain.

Par contre, le fait que Callie peut manipuler ses souvenirs, je trouve cela génial ! Je n’avais jamais pensé à cela comme pouvoir et je trouve que c’est vraiment très original (et pour le coup, très efficace pour elle). Mais de manière générale, je n’ai pas trop compris à quoi servent les pouvoirs dans ce système même si je peux comprendre que celui de la petite sœur de Callie est une menace au système des souvenirs futurs.

Je n’ai plus qu’une hâte, c’est d’avoir le second tome pour en apprendre plus sur cet univers !

#destin #tyranie #souvenir #PintipDunn

Hunger Games, L’Embrasement, Suzanne Collins

« Gale a raison. Si les gens ont assez de courage, nous tenons peut-être une occasion unique. Il a raison aussi en affirmant que, puisque c’est moi qui ai tout déclenché, je pourrais faire beaucoup. Même si j’ignore totalement par où commencer. »

Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’un rebellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l’aube, des jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss…

Après avoir refermé le premier tome de Hunger Games, je ne pouvais que me plonger dans le deuxième. Katniss et Peeta ont survécu aux Jeux mais Katniss a provoquer la colère du président Snow et doit tout mettre en œuvre pour éviter de déclencher une révolution qui mettrait en danger sa famille. Mais contre un régime aussi tyrannique, la révolte n’est-elle pas justement la meilleure solution ?

Katniss, un symbole malgré elle

On retrouve donc une Katniss encore traumatisée par les Jeux qu’elle a vécus. Elle ne cesse d’y penser, de revoir les scènes de l’arène, les victimes des Jeux… Elle tente comme elle peut de garder la tête hors de l’eau, d’oublier tout ce qui s’est passé. J’ai trouvé que son traumatisme était très bien retranscrit, on ressent parfaitement sa détresse et son combat intérieur pour s’en sortir.

Malheureusement, elle ne peut plus échapper au Capitole et doit subir la Tournée de la Victoire. C’est à ce moment qu’elle se rend compte que, comme lui dit Haymitch, plus jamais elle ne descendra de ce train. Ayant en plus de cela provoqué le Président Snow avec les baies, elle se doit de lui prouver qu’elle a agi par amour pour Peeta et non pour se révolter contre le système. Cette fois, Katniss ne doit pas uniquement sauver sa peau, mais celle de tous ceux qu’elle aime. On la sent oppressée par cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête tout le long de la Tournée de la Victoire. Pourtant, alors qu’elle tente de faire de son mieux, elle ne cesse de raviver la flamme de la révolte à travers les districts, ce qui la désespère de plus en plus.

Mais ce qui l’achève, c’est l’annonce des Jeux de l’Expiation. Au moment où elle apprend qu’elle retourne dans l’arène, elle perd totalement pied. J’ai trouvé ce moment très fort, on sent quelque chose se briser à l’intérieur d’elle. Mais dans le même temps, un changement s’opère. Contrairement au premier tome où elle décide de gagner pour sa petite sœur, cette fois c’est un autre but qui la motive : sauver Peeta. Malgré le fait qu’elle ait voulut l’oublier, on se rend compte qu’elle tient tout de même à lui, quitte à mourir pour le sauver. J’ai trouvé que cette décision l’a métamorphosé. En effet, après avoir pris cette décision, elle devient beaucoup plus combattante, elle a moins peur et elle devient plus provocante.

Peeta, le roc durant la tempête

Quant à Peeta, je trouve qu’il est resté fidèle à lui-même. Tout comme dans les premiers Jeux, son seul but est de sauver Katniss. J’aime vraiment beaucoup la sincérité qu’il dégage et le dévouement qu’il a pour les personnes qu’il aime. Il ne se laisse pas abattre, il met tout en œuvre pour réussir. C’est lui qui pousse Katniss et Haymitch à s’entraîner pour les Jeux et qui développe des stratégies pour gagner.

Depuis le premier tome, il donne l’impression d’être le plus faible des deux, et pourtant, quand on prend du recul, c’est celui qui est le plus déterminé. Quand Katniss a pris peur et qu’elle a pensé à s’enfuir, il a plutôt cherché une solution pour s’en sortir. Quand il a appris qu’il retournait peut être dans l’arène, son premier réflexe a été de penser à Katniss et au moyen de la sauver. Au final, c’est celui qui gère le mieux les situations de crise. C’est la voix de la raison, le roc auquel Katniss se raccroche pour ne pas perdre pied.

Katniss et Peeta, un couple pas si factice que cela

Dans ce deuxième tome, on voit Katniss commencer à se rendre compte de ses sentiments pour Peeta. Si tout le monde semble se mettre d’accord pour dire qu’ils ont tous les deux des sentiments l’un pour l’autre, on ne peut pas en dire autant des deux principaux concernés. Peeta semble persuadé que ses sentiments ne sont pas partagés tandis que Katniss se sent déchirée entre ses sentiments pour Gale et son attachement pour Peeta. Pourtant, ils se raccrochent l’un à l’autre afin de ne pas perdre pied. Ils comptent l’un sur l’autre pour repousser les cauchemars de l’autre, ils se comprennent mieux que quiconque. Mais surtout, ils sont prêts à sacrifier leur propre vie pour celle de l’autre.

Gale, un rebelle jaloux

Quant à Gale, j’ai un peu plus de mal à l’apprécier dans ce tome par rapport au précédent. Ce n’est plus le compagnon de chasse de Katniss mais plutôt le rival de Peeta. Sa jalousie ressort et il reproche injustement à Katniss son comportement dans l’arène. De plus, quand elle accepte enfin sa proposition de s’enfuir, c’est à son tour de refuser. Je l’ai donc trouvé très injuste envers Katniss, ne cherchant pas à la comprendre et à s’entêter. C’est également un personnage qui devient de plus en plus virulent par rapport à la rébellion. On sent que sa colère contre le Capitole grandit de plus en plus au point où il a du mal à la contenir en public. Si la peur est l’émotion qui caractérise Katniss dans ce tome, c’est la colère qui caractérise Gale.

Haymitch, un personnage que l’on découvre

«- Un dernier conseil ? demande Peeta.

– Restez en vie, grogne Haymitch. »

J’ai été très contente de voir le personnage d’Haymitch se développer autant dans ce deuxième tome. On en apprend plus sur son passé, ce qui nous aide à mieux comprendre son présent.

C’est un personnage tragique, moissonné deux fois de suite pour les Jeux de l’Expiation. Quand il se rend compte qu’il risque de retourner dans l’arène, quelque chose se brise de nouveau en lui. On le sent lasse et résigné. Cela m’a fait mal au cœur de voir cette nouvelle facette chez lui. On découvre également à quel point il est intelligent et surtout, à quel point il ressemble à Katniss. Ils ont beaucoup de choses en commun -leur caractère, leur expérience avec les alliés dans l’arène- et c’est pour cela qu’ils se comprennent aussi facilement mais qu’ils ont également autant de mal à s’entendre. C’est une relation profonde et compliquée qu’ils développent tous les deux et que j’ai trouvé géniale.

J’ai également été un peu déçu qu’il mente à Peeta et Katniss, même si cela était nécessaire. Mais on se rend compte aussi à quel point il tient à eux deux et que, depuis leur rencontre, son objectif est de les garder tous les deux en vie.

Cinna, le premier rebelle

De nouveau, j’ai adoré ce personnage, à la fois doux et fort. C’est un styliste hors pair, j’ai beaucoup aimé imaginer ses robes. Mais c’est surtout un ami inestimable pour Katniss. Il est toujours à ses côtés et la soutient quoiqu’il arrive.

Le message qu’il fait passer à travers la robe de mariée de Katniss est incroyablement fort. Grâce à cette robe, il montre que l’on peut se soulever contre cette tyrannie et qu’il le fait lui-même avec courage et fierté. Il ne se bat pas, il n’a pas un rang particulier dans le gouvernement et pourtant, c’est le premier à s’être levé contre le système et avoir fait signé son acte de rébellion. J’admire son intégrité et son courage qui le caractérise.

Effie, un personnage qui évolue

Effie est celle qui a le plus changé entre le premier et le deuxième tome. Même si elle reste toujours aussi pointilleuse sur les bonnes manières et l’organisation, on sent qu’elle se rend compte de l’injustice que subissent Katniss et Peeta et sa tristesse face à leur sort. J’ai beaucoup aimé ce personnage car il montre, ainsi que Cinna, que le Capitole n’est pas habités que par des moutons à l’esprit vide et qu’ils sont également capable de remettre en question le système et de prendre conscience de son injustice.

Finnick, le tribut adulé

Un tout nouveau personnage important entre en scène dans ce deuxième tome. C’est le très adulé Finnick Odair, vainqueur le plus jeune des Jeux qui nous vient du Disctrict Quatre. Je dois avouer qu’au début, j’étais aussi dubitative que Katniss. Tout comme elle, on se méfie de Finnick qui semble ne pas être digne de confiance. Mais plus elle passe de temps avec lui et plus elle apprend à lui faire confiance. C’est un personnage que j’ai beaucoup aimé découvrir. Il passe d’une célébrité adulé à une personne bien plus profonde, bien plus torturée au fur et à mesure du tome.

D’autres personnages sont également introduits, tels que Johanna, Beetee ou encore Maggs. Grâce à eux, on en apprend un peu plus sur les capacités des autres districts mais également les vainqueurs des Jeux des années précédentes. En effet, j’ai trouvé l’idée très intéressante de nous présenter les autres personnages comme Katniss, Peeta et Haymitch.

Un climat dangereux

Dans ce deuxième tome, l’ambiance est bien différente du premier. Un souffle de colère, de révolte se lève et cela n’augure rien de bon…

Un parfum de révolution

Si dans le premier tome, on se rend compte que le peuple est exploité par le Capitole, on sent qu’il est également résigné et qu’il ne cherche pas à se défendre. Or, au moment où Katniss brandit les bais, quelque chose change. Les gens voient en elle un symbole, un signe, qui montre que le Capitole ne peut pas avoir la main mise sur tout le monde impunément. Inconsciemment, Katniss devient un symbole, un exemple à suivre et cela bien malgré elle. Elle a beau essayer de calmer la foule, elle ne fait que l’enflammer de plus en plus. Même les gens du Capitole commencent à remettre en question le principe des Jeux. J’ai personnellement beaucoup apprécié voir le peuple rendre les coups, se défendre et ne plus se laisser faire. Si Katniss les a inspirés, c’est le peuple qui la pousse à se battre et se révolter à sa manière dans cette nouvelle arène.

Des Jeux pas comme les autres

« Au soixante-quinzième anniversaire, afin de rappeler aux rebelles que même les plus forts d’entre eux ne sauraient l’emporter sur le Capitole, les tributs mâles et femelles de chaque district seront moissonnés parmi les vainqueurs survivants. »

Car oui, Katniss est de retour dans l’arène. Mais cette fois-ci, tout est différent. Non seulement, elle doit combattre des vainqueurs comme elle, mais elle ne se bat plus pour gagner.

En effet, cette fois le but de Katniss est différent : sauver Peeta. Pour la première fois, deux tributs se battent pour garder l’autre en vie. D’ailleurs, ils ne sont pas les seuls. Finnick sauve la vie à Peeta deux fois dans l’arène. Cette fois, les Jeux ne sont plus une question de tributs qui s’entretuent mais de tributs qui s’allient pour sortir de cet enfer. A quelques exceptions, ils veillent les uns sur les autres et tentent de faire s’échapper Katniss et Peeta. L’arène elle-même est différente. Dans les premiers Jeux, le Haut Juge n’intervenait que pour pousser un tribut vers les autres. Cette fois, on a l’impression que l’arène a pour but de les exécuter un à un. A chaque heure, un quartier de la jungle met en danger les tributs et fait des morts. Si certains meurent au combat, la plupart meurent à cause de l’arène. J’ai trouvé l’idée très intéressante car elle reflète l’objectif du Président Snow : montrer au peuple que même les vainqueurs ne sont pas en sécurité et qu’ils sont sous son pouvoir. Malheureusement pour lui, il a sous-estimé la volonté et les capacités des vainqueurs et du peuple, et ses Hunger Games volent en éclat sous la flèche de Katniss.

Pour conclure, c’est un deuxième tome explosif plein de tension. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle ambiance et cette montée de révolte. Les personnages sont de plus en plus développés et j’ai adoré l’évolution des personnages principaux. Je n’ai maintenant qu’une envie : plonger dans la révolte du troisième tome.

#tyranie #Jeux #résistance #survie #liberté #SuzanneCollins

La Dystopie

« Dystopie, nom féminin : au contraire de l’utopie, la dystopie relate une histoire ayant lieu dans une société imaginaire difficile ou impossible à vivre, pleine de défauts et dont le modèle ne doit pas être imité. » L’Internaute.

Définition

Le mot « dystopie » vient de l’anglais dystopia, qui a été formé par l’association du préfixe dys– et du radical d’origine grecque, τόπος (topos : « lieu »). Cette association a été conçue pour rappeler le terme utopie, auquel il s’oppose.

Ce sous-genre de la Science Fiction est apparu au milieu du XXème siècle, avec Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, 1984 de George Orwell et Ravage de René Barjavel. Dans la dystopie, le projet utopique est présenté comme réalisé : les bonnes lois sont appliquées et tout le monde est donc censé être heureux. Mais cette réalisation n’est pas, comme dans l’utopie, une réalité. Les lois ne sont en réalité pas aussi bonnes et justes que le prétend le gouvernement qui l’a mis en place et le peuple en subit les conséquences. Un héros finit par retrouver lucidité et conscience de soi, ce qui amène à une révolte.

L’impact que ces romans ont eu sur la science-fiction à souvent amener à qualifier de dystopie toute œuvre d’anticipation sociale décrivant un avenir sombre. La dystopie, ou contre-utopie, est donc l’histoire d’un régime politique ou d’une société qui fonctionne mal.

Objectif

L’objectif principal de la Dystopie est de mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque. Les personnages principaux sont des inadaptés qui refusent ou ne peuvent se fondre dans la société où ils vivent.

Thèmes

  • L’utilisation de moyens médicaux pour contrôler les individus violents, contestataires ou plus simplement pour endormir l’angoisse est l’un des piliers du Meilleur des mondes et il est également présent dans la série Delirium ou encore Uglies.
  • Le thème d’une société très organisée, refermée sur elle-même et séparée par des murs d’un monde chaotique (Delirium, Hunger Games, La Sélection…).
  • Le thème plus large d’un futur non plus radieux, mais inquiétant et sans espoir, ou encore celui d’une concentration de tout le pouvoir entre les mains d’une petite élite.

Les œuvres

Classiques : Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley, 1984 de George Orwell, Le Passeur de Lois Lowry, La Planète des Singes de Pierre Boulle, La Servante Ecarlate de Margaret Atwood

Jeunesse : The Hunger Games de Suzanne Collins, Delirium de Lauren Oliver, Uglies de Scott Westerfeld, Les Oubliés de Léna Jomahé, Boys Out ! de Rawia Arroum, Le Joyau d’Amy Ewing, La Sélection de Kiera Cass, The Book of Ivy de Amy Engel, Forget Tomorrow de Pintip Dunn, Divergente de Veronica Roth, The Scorpion Rules d’Erin Bow, Promise d’Ally Condie

#révolte #survie #liberté #résistance #tyranie

Hunger Games, Suzanne Collins

« Il arrive alors une chose inattendue. Pour moi, en tout cas, parce que je ne pensais pas compter dans le district Douze. Mais il s’est produit un changement quand je me suis avancée pour prendre la place de Prim, et on dirait désormais que je suis devenue quelqu’un de précieux. Une personne, puis deux, puis quasiment toute la foule porte les trois doigts du milieu de la main gauche à ses lèvres avant de les tendre vers moi. C’est un vieux geste de notre district, rarement utilisé, qu’on voit parfois lors des funérailles. Un geste de remerciement, d’admiration, d’adieu à ceux que l’on aime. »

Un jeu imposé, 24 candidats, le gagnant survivra !

Les Hunger Games ont commencé. Le vainqueur deviendra riche et célèbre. Les autres mourront…

Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur

Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix.

Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature…

Hunger Games est ma trilogie préférée. Ces livres m’ont beaucoup apporté et me tiennent énormément à cœur. Alors chaque année, je les relis, je retourne à Panem vivre les Jeux de la Faim. Voici donc mon avis sur ma relecture de ce premier tome.

Le style

Comme à chaque fois, la première chose qui me frappe, c’est le style. Je l’ai toujours trouvé très simple et le fait que ce soit écrit à la première personne et au présent m’a toujours un peu perturbé. Ce n’est pas le style que je préfère mais je trouve qu’il reste tout de même le plus adapté à cette histoire. De plus, cela ne m’a pas empêché de replonger tout de suite dans cet univers, de me retrouver dans la peau de Katniss.

Katniss Everdeen, la fille du feu

Katniss Everdeen. C’est un personnage que j’admire énormément et dans lequel je me retrouve. Elle me touche beaucoup de par sa personnalité qui ne ressemble pas à celle des autres personnages principaux : elle est rationnelle, pragmatique, elle ne fait pas de sentiment. Ce n’est pas un personnage qui est là pour se faire aimer. Son premier instinct, c’est la survie, le premier réflexe qu’elle a est de sauver sa peau et elle l’assume pleinement. C’est ce qui l’a maintenu en vie pendant toutes ces années et c’est ce qui l’a sauvé dans les Jeux. C’est une battante, une survivante qui a de la colère à revendre. Elle n’aime pas sa situation, elle en veut au monde entier pour sa condition dont elle essaye désespéramment d’en sortir. Je l’admire pour sa force, pour son courage. Mais elle est également guidée par son amour pour sa sœur. Elle a préféré se condamner en se portant volontaire à la place de sa sœur plutôt que de la laisser se faire tuer dans l’arène. Tout ce qu’elle fait par la suite, c’est pour Prim, pour ne pas la décevoir, pour aller la retrouver et continuer à veiller sur elle. Et ce qui l’a aidé, c’est son don d’archère. Moi qui adore le tir à l’arc, je ne l’ai que plus aimé encore. Son talent pour la chasse est impressionnant, la manière dont elle réfléchit, dont elle se déplace. L’arène était son territoire. Mais si elle a gagné, c’est également grâce à ses alliés.

Haymitch, un mentor hors du commun

Il y a tout d’abord Haymitch. C’est l’un de mes personnages préférés avec Katniss et Cinna. On le rencontre complètement ivre mort, incapable de lâcher son verre d’alcool et de rester un minimum correct pendant plus de 2 minutes. C’est d’ailleurs drôle au début mais tout de même triste à voir. Néanmoins, plus l’intrigue avance, plus on se rend compte qu’il n’est pas qu’un simple alcoolique. C’est un mentor hors pair, qui a compris le réel sens des Jeux et comment tirer les ficelles pour gagner. Il a vu en Peeta et Katniss une chance de s’en sortir et il s’y est accroché. Il a été leur plus grand atout dans ces Jeux.

J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la relation qu’il entretient avec Katniss. Ils ne s’aiment pas au début, mais, comme l’a dit Peeta, ils se ressemblent et c’est cette ressemblance qui va faire qu’ils vont réussir à communiquer dans l’arène. Katniss arrive à comprendre tous les messages que lui envoie Haymitch, que ce soit par paquet ou justement, par absence de paquet. J’ai trouvé ça très profond comme relation.

Cinna, un ami et allié

Vient ensuite Cinna. Mon cher Cinna. J’ai trouvé ce personnage très beau. C’est le premier voire le seul ami de Katniss au Capitole. Dès le début, quelque chose est passé entre eux, on le sent tout de suite. Il y a quelque chose en plus chez lui qui le différencie des autres. Non seulement, il se distingue par sa simplicité du point de vue physique mais aussi par son ingéniosité et sa perspicacité dans le choix des costumes de Katniss. C’est le premier qui la lance réellement dans la compétition, qui fait qu’elle attire l’attention dès sa première apparition. Mais tout en la rendant mémorable, il fait en sorte qu’elle reste fidèle à elle-même. Et c’est en cela que Katniss lui en est le plus reconnaissante. Il l’accepte et l’aime telle qu’elle est et il fait en sorte que le reste du pays la voie telle qu’elle est. Cinna est unique.

Effie, un personnage attachant

Même si ce n’est pas évident au premier abord, Effie aussi est un petit atout. C’est un personnage assez marrant et attachant. Je trouve qu’elle représente très bien le Capitole dans son insouciance et sa jovialité face à des jeux aussi cruels. Néanmoins, elle se prend d’affection pour ses deux tributs et les aide au mieux. C’est elle qui leur apprend les codes du Capitole et qui fait en sorte qu’ils soient irréprochables en public.

Rue, l’alliée inattendue

Une autre alliée importante : Rue. C’est un personnage très émouvant. Elle reste innocente jusqu’à la fin et elle rend Katniss très humaine. Grâce à elle, Katniss ne perd pas la raison, elle lui donne un but et un sentiment de familiarité. En effet, elle voit en Rue sa petite sœur, Prim, et a ce sentiment de devoir la protéger. J’ai trouvé cela très réaliste de voir que Katniss allait jusqu’à confondre les deux prénoms et qu’elle attache autant d’importance à protéger Rue comme si c’était sa petite sœur.

Peeta Mellark, le garçon aux pains

Mais le plus grand allié de Katniss, son roc, c’est Peeta. Au début, quand on n’a jamais lu le livre, on se pose des questions sur lui : est-il sincère ? Est-ce une stratégie et va-t-il se retourner contre elle ? Mais plus on avance, plus on apprend à le connaître et on ne peut pas imaginer qu’il s’en prenne à elle. Au contraire, il fait absolument tout pour la sauver. À commencer par la rendre désirable. Il expose son amour pour elle au grand jour et utilise sa sincérité pour la protéger et tenter de la faire gagner. Si l’on devait réduire Peeta à un mot, ce serait la sincérité. Ou l’amour. Et c’est ce que j’aime le plus chez lui. Car, c’est avec ce genre de valeurs, que l’on pourrait croire être une faiblesse dans ce genre de contexte, un désavantage dans les Jeux, qui fait qu’au final, il va gagner.

Gale, un ami d’enfance

En dehors des Jeux, Gale reste la personne la plus importante pour elle, hormis sa sœur. Ils ont tous les deux une relation très particulière, on sent qu’il y a de l’amitié mais tout de même un peu plus que cela, du moins du côté de Katniss. C’est son meilleur ami, mais aussi son partenaire de chasse, celui qui l’aide à nourrir sa famille. C’est également celui qui la pousse à utiliser ses talents de chasseuse pour gagner. Il la pousse à se battre, à ne pas abandonner tout de suite.

Le Capitole, un régime totalitaire

Mais même si Katniss est bien entourée, il n’empêche que le Capitole reste omniprésent. Que cela soit dans les districts avec les règles établies et la peur constante du gouvernement, ou que ce soit dans l’arène, le Capitole est toujours là. On sent son poids pesé sur tout le monde. Chaque choix que Katniss fait dans l’arène, est calculé en fonction de ce qui plaira ou non au gouvernement. Elle y fait beaucoup référence, toujours à surveiller les caméras, à surveiller ses paroles et l’expression de ses émotions. Elle n’est tranquille à aucun moment. C’est comme cela que l’on sent à quel point la tyrannie s’est instaurée dans ce pays, à quel point le peuple est opprimé.

C’est donc avant tout une intrigue politique. On voit comment Katniss, une fille du peuple opprimé, va réussir à survivre à un régime aussi injuste et tyrannique. On voit à quel point un gouvernement peut être ferme, à quel point un peuple peut vivre dans la peur et la misère. C’est un monde d’inégalité et d’injustice. Il monte les districts les uns contre les autres afin de mieux régner sur la totalité grâce aux Jeux. Chaque district a un intérêt à voir son tribut gagner et va donc souhaiter la mort des autres tributs des autres districts. Les districts des carrières sont détestés par les autres et eux-mêmes les méprisent en retour. Le peuple est totalement divisé.

Et le Capitole n’est pas spécialement mieux loti. Il vit certes bien, dans le confort, mais il est totalement aliéné contrairement au peuple du district qui a les yeux ouverts sur la situation. Dans ce milieu, les Jeux représentent une sorte de téléréalité auxquelles ils prennent plaisir à assister, sans se rendre compte des conséquences et sans se rendre compte qu’on les manipule à travers cela.

Diviser pour mieux régner. C’est la devise du Président Snow. Un personnage assez intéressant d’ailleurs, mais qui n’est pas encore totalement développé dans ce premier tome, donc je vous en parlerais surtout dans les prochains.

Les Hunger Games

Mais ce qui marque le plus la cruauté du gouvernement, c’est les Hunger Games. L‘idée de mettre 24 enfants dans une arène afin qu’ils s’entre-tuent devant tout le pays, devant leurs parents, leurs familles, est tout simplement inhumain. On pousse des enfants à se battre, à tuer. Même les carrières, qui semblent les plus avantagés, sont quand même des enfants que l’on a changés en machine à tuer. Chacun de ces tributs est un petit pion avec lequel le gouvernement s’amuse une fois par an afin de punir le peuple d’avoir essayé de se soustraire de son emprise. Ce qui m’a le plus touché, c’est la petite Rue de 12 ans, sa mort injuste, ainsi que la mort horrible de Cato. Étant du point de vue de Katniss, on ne l’aime pas car c’est un adversaire et qu’il n’est clairement pas le plus aimable des tributs. Mais même elle le prend en pitié à sa mort. Pour ma part, elle m’a glacé le sang. Lire une mort aussi lente et douloureuse d’un pauvre enfant qui, au fond, n’avait rien demandé est horrible. Et c’est ce qui rend le Capitole encore plus cruel.

Voilà donc toute ma réflexion sur ce premier tome que je trouve incroyable de par ses personnages réalistes et poignants ainsi que par son intrigue à couper le souffle.

#Jeux #survie #tyranie #SuzanneCollins

Delirium, Livre III, Lauren Oliver

« Nous voulions la liberté d’aimer. Nous voulions la liberté de choisir. Maintenant nous devons nous battre pour l’avoir. »

Alex est revenu.

Le premier amour de Lena n’est pas mort.

Mais il a changé.

Les mois de torture, la lutte de chaque jour dans une nature hostile, la menace qui pèse sur la résistance plus grande que jamais: Alex n’est plus le même.

Hana non plus. Hana qui a été opéré.

Hana qui va se marier.

Hana qui doute.

Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment.

Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens.

Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer?

Nous voilà donc au troisième et dernier tome de cette série. La rébellion commence à monter, on sent le changement arrivé, le doute s’installer, les croyances s’effondrer. On touche enfin au but. Voici donc mon avis sur cet ultime tome qui clôture une série qui m’est très chère.

Deux points de vues qui divergent

Cette fois, le livre est découpé non pas en deux temps différents, mais en deux points de vue différents. En effet, en plus d’avoir le point de vue de Lena, nous retrouvons également Hana, qui a subi le Protocole.

J’ai adoré la retrouver car c’est un personnage que j’aime vraiment beaucoup et j’ai été très contente d’avoir son point de vue. Non seulement, le parallèle entre les deux intrigues est vraiment très bien mené, mais en plus, cela apporte une tout autre vision des choses. En effet, Hana ayant subi le Protocole, on a maintenant le point de vue de quelqu’un qui n’a plus ce sentiment de l’amour. Cela nous aide à mieux comprendre la manière dont les Invulnérables ressentent et vivent les choses.

Le point de vue de Lena

C’est d’ailleurs grâce à la confrontation des deux points de vue que l’on voit l’ambivalence sur le bien-fondé du Protocole : du point de vue de Lena, on se rend compte que l’amour fait mal, que c’est un sentiment qui engendre de la souffrance, du malheur. Lena a le coeur brisé, elle est déchirée entre son amour pour Alex et celui pour Julian. Elle fait également l’expérience amère de la jalousie, ne supportant pas de voir Alex proche de Coral. Elle voit également de ses propres yeux ce qu’est réellement la vie dans la Nature, qui n’est en rien ce qu’elle avait imaginé et qui, étonnement, se rapproche de ce qu’on lui avait enseigné à Portland. Elle remet en question toutes ses croyances, tout ce qu’elle pensait savoir et va même jusqu’à parfois regretter de s’être enfui et de ne pas avoir subi le Protocole. Étonnement, c’est dans son point de vue que l’on a les arguments en faveur du Protocole.

Le point de vue de Hana

Du point de vue de Hana, au contraire, nous avons les arguments en défaveur du Protocole. En effet, on voit à travers elle ce qu’est la vie des Invulnérables et on se rend compte à quel point elle peut être vide et pas si tranquille que ce que l’on fait croire. On a inhibé les sentiments de Hana mais il reste une gêne, un manque. Elle ne ressent rien mais elle n’est donc heureuse. Et puis, surtout, on se rend compte que ne pas ressentir d’amour, ne rend pas les gens gentils ou méchants. Cela est illustré par le personnage de son fiancé, Fred, qui, même s’il est opéré, il reste un homme calculateur, ambitieux, manipulateur et parfois même violent. Il n’hésite pas à faire tuer son propre père pour prendre sa place, à faire interner sa première femme et à violenter Hana pour qu’elle ne pose pas de question. Finalement, le Protocole ne règle pas réellement les vrais problèmes. On dit qu’il instaure un endroit en paix et sécurisé alors qu’au final, ce n’est qu’une façade. La violence et la méchanceté restent présentes malgré l’absence de l’amour. D’ailleurs, je trouve que justement, l’amour pousse à la compassion, l’empathie et l’entraide. Les Invalides s’aident majoritairement entre eux et ils le font d’eux-mêmes, tandis que les Invulnérables ne sont guidés que par l’indifférence qui les empêche de créer de vrais liens entre eux et c’est ce qui fait, selon moi, leur faiblesse.

Nous avons donc une véritable réflexion à propos du bien et du mal qu’engendrent l’amour et une remise en question dans les deux camps. J’ai trouvé cela vraiment intéressant, surtout que cela donne à réfléchir sur la position que l’on prend de base et, personnellement, j’ai commencé à penser que les arguments en faveur du Protocole ne sont pas si erronés que cela. Mais finalement, je reste sur ma position initiale et je pense que l’amour est un moteur pour la survie de l’humanité et qu’il est nécessaire.

L’intrigue

Du point de vue de l’intrigue, j’ai trouvé qu’elle était très bien menée, les deux points de vue s’emboîtent à merveille. Julian est un peu moins mis en avant dans ce tome, même si l’on voit son évolution au sein de la Nature. Je trouve qu’il s’en sort d’ailleurs très bien, il fait de son mieux pour s’intégrer et il est très compréhensif envers Lena en ce qui concerne Alex. En parlant de ce dernier, j’ai été vraiment très heureuse de le retrouver même si cela m’a fait mal au coeur de le voir aussi brisé. Même si c’est un peu agaçant de le voir aussi dur et froid avec Lena, je comprends le fait qu’il n’arrive pas à supporter de la voir passer à autre chose, de l’entendre dire que penser à lui était trop dur, que cela faisait trop mal alors que pour lui, c’est justement ce qui le maintenait en vie.

Les personnages

Beaucoup de personnages sont également développés dans ce dernier tome et chacun à sa manière de voir les choses, chaque personne à sa personnalité, est unique. Le personnage que l’on découvre notamment, est la mère de Lena. On finit par la retrouver au sein de la rébellion et j’ai beaucoup aimé l’évolution de sa relation avec Lena, le fait qu’elle ne s’attendait pas du tout à ce genre de retrouvailles, qu’elle était en colère contre elle. Cela a quelque chose de très vrai, très réel.

J’avais oublié la mort de Raven et c’est une nouvelle fois que j’ai le coeur brisé. C’est vraiment triste de la voir mourir comme ça, dans les bras de Tack. Mais elle est morte pour ses idées, ses croyances. Elle a préféré mourir que de vivre soumise à quelque chose à laquelle elle ne croit pas. Mais je trouve cela tellement injuste qu’elle meurt aussi vite, comme ça, comme si de rien n’était, même si cela accentue le réalisme de la chose.

L’autrice nous accorde également une dernière rencontre entre Hana et Lena que tout sépare à présent mais qui n’empêche pas le fait qu’elles restent intimement liées l’une à l’autre, que malgré tout cela, un lien fort les unies toutes les deux et que l’amour qu’elles partagent domine tout.

Une fin poétique et magistrale

En plus de tout cela, l’autrice nous offre une fin magistrale selon moi. De toutes les fins que j’avais imaginées, je ne m’attendais absolument pas à celle-ci. Au début, j’ai été un peu choquée puis déçue, n’ayant pas les réponses à mes questions. Mais finalement, en y repensant et en en parlant, je me suis rendu compte qu’il ne pouvait pas y avoir de meilleure fin que celle-ci, car, après tout, c’est vrai que le plus important n’est pas la fin, mais le combat en lui-même. C’est le fait de se battre pour ce que l’on croit, pour sa liberté qui est le plus important. On peut mourir comme Raven, en se battant et mourir, ou se battre et gagner, le plus important, c’est de le faire.

C’était donc un troisième et dernier tome qui monte crescendo et qui se termine en beauté et tout en poésie, une fin qui ne pouvait être mieux faite.

« Faites tomber les murs. C’est la seule chose qui importe en fin de compte. Personne ne sait ce qui arrivera une fois qu’ils seront abattus : on ne voit pas ce qu’il y a derrière, on ignore si on trouvera la liberté ou le malheurs, le bonheur ou le chaos. Le paradis ou l’enfer. Faites tomber les murs. Sinon, vous mènerez une vie étriquée, une vie de peur, vous vous barricaderez contre l’inconnu, vous réciterez des prières contre les ténèbres, vous laisserez parle la crainte et l’étroitesse d’esprit. Vous pourriez, bien sûr, ne jamais connaître l’enfer. Mais, dans ce cas, vous vous condamneriez ainsi à ne jamais connaître le paradis. Vous ne feriez jamais l’expérience du vide et de l’envol. Vous tous, où que vous soyez : vos grandes villes enrobées de barbelés ou dans vos petits trous paumés. Trouvez-les, ces obstacles, ces liens qui vous étouffent, ces cailloux qui pèsent lourd dans votre ventre. Et libérez-vous, libérez-vous, libérez-vous… Je vous propose un marché : je m’engage à le faire, jour après jour, si vous aussi. Faites tomber les murs. »

#amour #liberté #maladie #Nature #résistance #LaurenOliver

Delirium, Livre II, Lauren Oliver

« L’avenir se bâtit sur n’importe quoi.

Une poussière, une étincelle. Un désir d’avancer, lentement, un pied devant l’autre.

On peut construire une ville magnifique à partir de ruines. »

Lena a découvert avec Alex ce sentiment interdit qu’est l’amour. Ensemble ils se sont enfuis, déterminés à gagner la Nature pour vivre leur passion. Mais seule Lena est parvenue à franchir la frontière. Sans savoir si Alex est encore vivant. Aujourd’hui Lena a rejoint la résistance. Elle se voit confier une mission qui pourrait bien lui coûter la vie. Mais une nouvelle rencontre vient remettre en question tous ses principes. Se battre pour avoir le droit d’aimer : cela a-t-il vraiment un sens ?

Après m’être replongée dans le premier tome de Delirium, j’ai tout de suite enchaîné avec le deuxième tome. Je pense que c’est celui que je préfère de la saga, même si je ne pourrais l’affirmer que quand j’aurais lu le troisième tome. Mais pour le moment, laissez-moi vous parler de celui-ci.

Le premier chapitre est assez perturbant. J’avoue de pas m’être souvenus de ce passage et c’est donc avec surprise qu’on se demande où est-ce que Lena a atterri. Mais malheureusement, on n’a pas tout de suite la réponse car le second chapitre nous transporte au moment où le premier tome se termine. J’ai d’ailleurs adoré l’idée du « Avant » et «Maintenant», ça donne du suspense, de l’intensité et de la profondeur à l’intrigue. Mais je reviendrais là-dessus un peu plus tard.

Je vais d’ailleurs séparer mon avis en ces deux parties « Avant » et «Maintenant» car pour moi ce sont deux intrigues distinctes et qu’elles ont chacune leurs propres points.

Avant

On retrouve donc une Lena aux portes de la mort. Totalement perdue, elle a fait la seule chose qu’elle a toujours su faire : courir. Elle court, court, jusqu’à ne plus pouvoir bouger. Et à ce moment-là, elle attend la mort. On sait qu’elle ne meurt pas grâce au premier chapitre (et aussi au fait que c’est le personnage principal…) mais on est quand même inquiet pour elle, on se demande comment elle va faire pour survivre. C’est là qu’on assiste à sa renaissance. À chaque pas, à chaque souffle, elle laisse l’ancienne Lena mourir et se forge une nouvelle Lena, une battante, une fille de la Nature. J’ai trouvé ce moment très poétique et très intense.

Une nouvelle vie

Et c’est également là qu’arrivent nos nouveaux personnages. Lena se fait secourir par des Invalides qui vont l’accepter au sein de leur grande famille. J’ai beaucoup aimé ce groupe et sa dynamique. Chacun a son rôle, chacun à une utilité et œuvre pour le bien commun. Lena finit peu à peu par y trouver sa place, en tentant de se surpasser, de faire de son mieux pour survivre. Elle devient de plus en plus forte, autant physiquement que mentalement. Ce que j’ai trouvé super intéressant dans ce personnage c’est comment elle arrive à maîtriser ses émotions, à maîtriser ses souvenirs, son passé et de le refouler afin d’aller de l’avant, de vivre le moment présent et de se concentrer uniquement sur cela. Pour ce faire, elle prend beaucoup exemple sur Raven. C’est un personnage très profond également, une jeune femme qui s’est sauvé dans la Nature et qui a vécu là-bas depuis, qui a mené ce groupe d’Invalides à travers la Nature et a tout fait pour les maintenir en vie. Elle porte un poids énorme, une grande responsabilité envers ce groupe. Raven est quelqu’un de très dur en revanche, je trouve que sa responsabilité envers le groupe l’empêche de s’épanouir vraiment, de vivre comme elle l’entend alors qu’au final, c’est le but de la Nature. Et j’ai trouvé cela un peu dommage que Lena devienne un peu comme elle au début.

La Nature

Dans ce tome, on voit donc à quoi ressemble la vie dans la Nature. Dans le précédent, on idéalise un peu cet endroit, on se représente la liberté, la joie, l’amour. Mais finalement, c’est plus compliqué que cela. Dans la Nature, la chose la plus importante, c’est la survie. À travers cela, on nous montre également la douleur que provoque l’amour. Lena souffre. Elle souffre de son amour perdu, elle souffre de la séparation de ses proches, de sa vie d’avant et de l’avenir incertain. Elle a totalement changé d’univers, elle est en pleine remise en question sans avoir non plus le temps de s’adapter.

Maintenant

Parallèlement, la résistance est introduite. Lena est en colère contre le système qui lui a enlevé Alex et sa famille et elle cherche à se venger. Pour cela, elle veut participer activement au sein de la résistance.

Ce que j’aime chez la résistance, c’est le fait qu’ils se battent pour le droit de choisir, pour le libre arbitre. Ce n’est pas une question de vouloir aimer ou non, comme dit Lena c’est la question d’avoir le choix de prendre le mauvais chemin. Je comprends l’idée de vouloir éviter aux gens de prendre de mauvaises décisions et de souffrir mais le fait de choisir est ce qui nous définit, le libre arbitre est une part importante de l’humain et on ne devrait pas la lui retirer. Je suis donc d’accord avec la résistance sur ce point-là. En revanche, je suis en total désaccord avec la manière dont ils mènent le combat. Je suis d’accord avec Lena quand elle dit qu’au fond, ils ne valent pas mieux que l’APASD.

L’APASD

L’APASD pense qu’il vaut mieux sacrifier une minorité pour le bien-être commun. Je ne suis pas d’accord. Pour moi, toute vie humaine est aussi importante que la vie de l’humanité tout entière. Mais eux, cela ne les dérange pas de faire des essais sur des enfants, afin d’éradiquer ce mal si fatal qu’est l’amour. Leur peur les pousse à devenir de plus en plus radical jusqu’à ne plus être rationnel du tout selon moi. Ils n’ont aucun recul sur les conséquences qu’engendrent leur pratique, au lieu de l’améliorer, on a l’impression qu’ils ne font qu’aggraver les choses. J’ai été assez choquée par ce que proposait Thomas Finnerman et encore plus par le fait qu’il rassemblait un grand nombre autour de lui qui partage son opinion. C’est à ce moment que l’on rencontre également son fils, Julian, la figure même de l’APASD. Il est tout ce que Lena déteste. Il est pour le fait d’éradiquer le mal qu’est l’amour quitte à y laisser la vie. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre pourquoi il était aussi engagé, je sais bien qu’il a été éduqué de manière à craindre l’amour et à vouloir subir le Protocole pour son bien, mais de là à tenter au risque de mourir, j’ai du mal à savoir pourquoi. Lena avait peur de cela car sa mère était « malade » et qu’elle avait peur de l’avoir contracté à son tour et de subir le même sort que sa mère. Mais lui n’a pas eu un exemple aussi fort.

Une histoire qui se répète

Mais bon, il se retrouve néanmoins coincé avec Lena pendant une bonne partie du livre et commence à douter du bien-fondé du Protocole à son tour. J’ai trouvé que c’était une bonne idée de mettre Lena à la place d’Alex, de la voir faire douter quelqu’un comme on l’avait fait douter avant. C’est un changement de rôle intéressant, elle passe de celle qui met en doute, qui découvre, à celle qui sait et qui ouvre les yeux des autres. J’ai donc bien aimé le fait qu’il y a des références à ce qu’elle avait vécu avec Alex. En revanche, je n’ai pas aimé que l’histoire d’amour se répète. J’ai trouvé que cela n’apportait rien à l’histoire et donnait une généralité qui n’a pas lieu d’être. Je comprends le fait de faire ressentir de l’amour à une personne pour qu’elle comprenne que ce n’est pas un mal mais je pense qu’il aurait été encore plus intéressant de voir une autre forme d’amour se développer (l’amitié ou une relation fraternelle par exemple).

Avant VS Maintenant

D’ailleurs, j’ai trouvé que l’intrigue du « Maintenant » n’est pas aussi bien développée que celle du « Avant ». Pour moi, elle ne sert pas à grand-chose hormis pour introduire la résistance et je trouve cela dommage. L’intrigue n’est pas très bien ficelée, c’est un peu tiré par les cheveux selon moi. En revanche, j’ai bien aimé le fait de nuancer le groupe de résistants. En effet, on se rend compte que même s’ils ont une belle cause, ils agissent de la même manière que les Invulnérables, ils se permettent de sacrifier des personnes pour leur cause. Je comprends le fait de se porter volontaire, d’être prêt à mourir pour la cause que l’on défend, mais je ne comprends pas le fait que l’on sacrifie autrui pour sa propre cause. Personnellement, j’aurais trouvé leur cause plus noble et plus impactant si, justement, ils avaient refusé de sacrifier des gens, de ne pas tuer et de montrer que l’amour n’est justement pas un mal, l’amour ce n’est pas tuer, ce n’est pas détruit, que l’amour c’est sauver.

Voilà donc mon avis sur ce deuxième tome de Delirium. J’ai beaucoup aimé ce tome, particulièrement la partie « Avant » que je trouve très belle et très profonde. Let’s go pour le tome trois !

#liberté #Nature #maladie #amour #résistance #LaurenOliver

Delirium, Lauren Oliver

« Je t’aime. Souviens-toi. Ils ne peuvent pas nous enlever ça. »

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme la pire des maladies. Un monde où tous les jeunes subissent à leur majorité une opération de cerveau pour être immunisés. A quelques mois de ses dix-huit ans, Lena aspire presque à subir à son tour le Protocole car, depuis toujours, amour rime pour elle avec souffrance et danger. Jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue fasse tout basculer.

Avant, tout était simple, tout était organisé.

Mais est-ce vraiment vivre que de laisser la société tout prévoir pour vous. Vos amis, vos amours et votre avenir ?

Delirium est l’une des premières trilogies préférées. Je l’avais lu pendant mes années collège/lycée et j’avais adoré l’univers, les personnages et surtout les idées que ce livre dégage. J’ai donc décidé de me replonger dans cet univers qui m’avait manqué.

L’univers

Je vous avoue qu’au début, j’ai eu un peu de mal à me remettre dans l’univers, je n’ai pas tout de suite accroché comme avant et j’ai eu un peu peur de ne plus autant aimer le livre qu’avant. La diabolisation de l’amour m’a encore plus frappé que durant ma première lecture, avec le recul, on se rend compte à quel point leur vision et leur système est radical. L’amour est aussi mal vu que la peste voire même la mort. Mais il faut avouer que leurs arguments ne sont pas totalement absurdes : l’amour est vu comme quelque chose qui empêche les gens d’être rationnel et responsable, qui pousse les gens à agir de manière impulsive et qui cause de mauvaises conséquences. Quand on y pense, ce n’est pas totalement faux, l’amour rend parfois aveugle, il pousse à faire des choses que l’on regrette par la suite, qui ne sont pas rationnelles et parfois, cela amène à faire des erreurs. L’amour fait également souffrir. Qui n’a jamais pleuré par amour, ne s’est jamais senti trahi ? Qui n’a jamais eu le cœur brisé par quelqu’un ? L’amour a son lot de souffrance, de douleur qui plonge certains d’entre nous dans le malheur pour un long moment voire parfois pour le reste de ses jours. Ce n’est donc pas une si mauvaise idée d’essayer de retirer ce sentiment qui peut être douloureux voire dangereux. D’ailleurs, Lena, adhère totalement à cette croyance de l’amour comme étant une maladie, un mal à éviter à tout prix. Comme tous les autres, elle essaye de fuir la douleur, elle n’a qu’une seule envie : subir le Protocole afin de pouvoir être immunisée contre ce mal. Pour elle, comme pour le reste de cette société, la fin de l’amour est la fin de la souffrance.

La remise en question de Lena

Mais Lena finit peu à peu par remettre en question ce système grâce aux sentiments qu’elle développe pour Alex. En discutant avec une amie, elle m’a expliqué qu’elle n’aimait pas le fait qu’Alex débarque et apprenne la vie à Lena. Mais personnellement, je n’ai pas ressenti cela comme ça. Pour moi, c’est Lena qui ouvre les yeux d’elle-même en développant des sentiments, des émotions qu’elle n’avait jusque-là jamais éprouvées. Pour moi, ce n’est pas Alex qui lui apprend les choses, qui la guide. Lui est là comme exemple, comme preuve. Il lui montre les choses et c’est elle qui se rend compte des failles du système, c’est elle qui remet en cause tout ce qu’on lui a appris. C’est pour cela que j’aime beaucoup ce couple.

Alex

Je trouve Alex simple et sincère (bon hormis la partie où il ment sur le fait qu’il est un Invalide pendant un petit moment…). C’est un personnage un peu mystérieux, qui ne s’ouvre pas trop (ce qui est normal compte tenu des circonstances vous me direz) mais la chose que j’ai le plus appréciée chez lui c’est qu’il n’impose pas son point de vue à Lena. Il lui explique ce qu’il pense, il lui montre, mais il ne l’oblige pas à la suivre, il ne l’oblige pas à prendre part à son combat. Il accepte le fait qu’elle soit née dans cette société et qu’à un moment donné, elle doive subir le Protocole et lui dire au revoir. Il lui raconte ce qu’il sait, lui dit la vérité mais il la laisse se faire sa propre opinion, il la laisse aller à son rythme.

Un premier amour interdit

J’ai également trouvé leur amour très beau. C’est un amour de jeunesse, un premier amour insouciant. Mais surtout un amour fort. On sent qu’ils partagent des sentiments de plus en plus fort l’un pour l’autre au point où Lena n’est plus capable de s’imaginer vivre sans lui. On pourrait penser que c’est un peu « trop beau » mais ce que j’ai beaucoup apprécié c’est que l’autrice nous montre la douleur que provoque cet amour. Lena est heureuse dans les bras d’Alex mais elle souffre également. Elle souffre quand elle se sépare de lui, elle souffre de la peur de subir le Protocole et ne plus l’aimer, elle souffre de ne pas vivre cet amour au grand jour. Mais elle s’en fiche. Elle n’en a vraiment rien à faire de cette douleur, bien au contraire, elle l’accepte car ça la rend plus vivante, plus consciente de ce qui l’entoure, consciente de ce qui est vraiment important dans la vie.

L’amour, un sentiment à multiple facettes

La seconde chose que j’ai beaucoup aimée dans ce livre, c’est le fait que l’autrice nous montre l’amour sous différentes formes. Nous avons certes l’amour entre Lena et Alex qui est fort, mais il y a également celui qui lie Lena à Hana. Ces deux jeunes filles partagent une belle et forte amitié. Elles ne viennent pas du même quartier, elles n’ont pas les mêmes moyens, n’ont pas la même vie mais un lien très fort s’est tissé entre elles envers et contre tout. Elles ont beau se disputer, parfois ne pas se comprendre, elles finissent tout de même par revenir l’une vers l’autre. C’est Hana et Lena contre le reste du monde. Même une fois qu’elle rencontre Alex, elle continue à voir Hana, à l’inclure dans ses secrets. Elle va même jusqu’à prendre des risques pour prévenir Hana quand elle se retrouve en danger. Et Hana est également là pour elle. Elle la couvre, elle fait son possible pour l’aider de son mieux. C’est vraiment une très belle amitié et elle nous montre à quel point l’amour d’une amitié peut être fort et aussi important que l’amour romantique. Nous avons également l’amour envers la famille. Au départ, on a l’amour de Lena pour sa petite cousine Grace qu’elle aime énormément. Elles ont toutes les deux un lien spécial, elles partagent chacune le secret de l’autre. Mais il y a aussi l’amour que la mère de Lena lui portait. Pour moi, s’il y a bien une incarnation de l’amour dans ce livre, c’est la mère de Lena qui l’incarne. Elle a subi le Protocole plusieurs fois sans que cela n’ait en aucun cas entaché l’amour qu’elle porte à son mari et ses enfants. C’est un personnage très fort qui est défini par son amour qu’elle porte à sa famille. Elle s’est battue jusqu’au bout pour cela et elle a offert à ses enfants ce qu’aucun autre enfant n’a reçu dans cette société. J’aime beaucoup ce personnage que je trouve plein de force et de courage.

Mais en plus de nous montrer les différentes facettes de l’amour que l’on peut porter à une personne, l’autrice nous montre que l’amour se trouve aussi dans l’art. J’ai adoré retrouver cette forme d’amour dans ce livre. C’est rare qu’on y pense et pourtant, l’art est ce qui nous fait ressentir le plus de choses. Ici, c’est surtout les émotions que la musique fait ressentir qui est mis en avant. Lena ressent des choses fortes, qu’elle n’avait jamais ressenties avant et elle prend du plaisir à écouter cette musique puissante. La poésie aussi la fait rêver et lui fait ressentir des émotions fortes. Les émotions, l’amour, ne sont pas présents que chez les gens mais aussi dans les notes, les paroles, le rythme. L’amour est partout, sous différentes formes. Et puis, l’amour rend beau. Lena est une jeune fille tout ce qu’il y a de plus banale voire même pas spécialement jolie et pourtant, à travers le regard d’Alex, elle se sent belle. Elle voit également la beauté dans toutes les choses qui l’entoure, dans la musique qu’elle entend, la poésie… Les émotions rendent les choses belles et je trouve que c’est une très belle définition.

Une société dans l’erreur

Et c’est là que l’on se rend compte à quel point cette société est dans l’erreur. Non seulement, je les ai trouvés radicaux dans leur manière de régler le problème de l’amour en l’éradiquant purement et simplement alors qu’il a tout de même énormément de bienfaits, mais en plus de cela, je trouve que les conséquences de l’absence de l’amour sont alarmantes. Les gens deviennent totalement vides. Ils vivent leur vie sans aucun but, aucun rêve, aucune envie. C’est un monde qui, personnellement, me fait très peur, je ne pourrais absolument pas vivre dans un monde pareil, avoir une vie monotone, une routine où je ne pourrais rien aimer de ce que je fais ou aimer les gens qui m’entourent. Les gens sont plongés dans une totale indifférence qui est encore plus dangereuse que la haine. Et cela est très bien illustré par les Régulateurs. Ces personnes qui sont censées protéger la société des Invalides, des malades qui propagent la maladie fatale de l’amour, sont au final ceux qui blessent les gens. Ils les frappent, les attaquent, les violentent dans la plus totale indifférence. Ils sont totalement insensibles à ce que les adolescents qu’ils attaquent ressentent, ils frappent sans se soucier des conséquences que peuvent avoir ces coups. Lena est attaquée par un Régulateur et par un chien et là, retournement total de situation : c’est Alex qui la sauve. Alex l’Invalide. Alex qui est touché par l’amor deliria nervosa. Il la sauve des personnes qui étaient censées la protéger. C’est à ce moment-là je pense, que Lena se rend compte que tout ce qu’on lui a appris, toute l’éducation qu’on lui a donnée, toutes ces années qu’elle a vécu n’est qu’un tissu de mensonges. C’est une véritable prise de conscience pour elle à ce moment-là. Cette société est donc totalement dans le faux, dans l’erreur. Les gens ne sont pas heureux, ils sont tout simplement indifférents de la vie. Ils sont endormis, dans un état second et ne vivent pas réellement.

Il y a également une chose qui m’a un peu perturbé dans ce système, c’est la vision de la religion. Une religion est une croyance, principalement une croyance en un dieu. Mais ce dieu est aimé. Il est vénéré, adoré et c’est pour cela qu’on le sert. Mais cette société a éradiqué le sentiment de l’amour. Je ne vois donc pas comment fonctionne leur relation par rapport à Dieu, qu’est-ce qui les pousse à y croire ?

Voilà donc toute la réflexion que m’a apportée ce livre. Je l’ai relus avec énormément de plaisir, même si j’ai eu un peu de mal au début, je me suis remise dans le bain et j’ai dévoré la suite de l’histoire, j’ai été totalement happé par l’intrigue qui m’a fait retenir mon souffle jusqu’à la dernière ligne. Je vais donc de ce pas me plonger dans le deuxième tome !

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