Temps Mort, Ariel Holzl

« J’ai passé l’été de mes dix-sept ans à mourir. Plus exactement à me faire tuer. »

Un roman fantastique de haute volée qui vous plonge dans les ténèbres de la ville lumière.

 

Sur les traces de son grand-oncle Théobald, Léo, 17 ans, bascule dans une fontaine des catacombes et se retrouve projeté dans une réplique négative de Paris. Auréolé d’un soleil noir, le Périmonde est un territoire où le temps n’a pas de prise et où règnent des clans aux pouvoirs puissants. Léo n’a d’autre choix que de les affronter lors de la Chasse Sauvage, une course contre la montre où tous les coups sont permis. Heureusement, l’énigmatique Alma est là pour l’aider… mais peut-il vraiment lui faire confiance ?

Encore une sortie d’Ariel Holzl que je ne pouvais pas rater, je me suis plongée dans Temps Mort avec grande joie et impatience !

Sans surprise aucune, c’est une lecture que j’ai beaucoup aimée, que ce soit pour son intrigue, son univers, ses personnages et même la plume toujours aussi drôle et innovante de l’auteur. Rien que la première page envoie du lourd avec une narration à la fois drôle et intrigante. Léo est un personnage attachant, que l’on suit avec plaisir dans ses aventures au cœur de Périmonde. J’ai beaucoup aimé sa personnalité et son histoire. Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants, notamment Alma que j’ai apprécié.

L’univers est fascinant, j’ai aimé ce concept de monde en dehors du temps et peuplé d’êtres nous protégeant des abîmes, tout comme l’idée de maisons aux pouvoirs particuliers.

Dernier petit plus à cette histoire : la présence des langues anciennes !! En tant que Lettres Classiques, j’ai été heureuse de découvrir du latin et du grec ancien dans ce roman (et justement exploitée en plus !).

Pour conclure, c’est encore une très belle lecture passée en compagnie de la plume d’Ariel Holzl et de ses personnages si particuliers. Je recommande encore et toujours !

Cassidy Blake, tome 2 : Plongée dans les Catacombes, V.E. Schwab

« Appeler les Tuileries un jardin, c’est comme appeler Poudlard une école. Techniquement, les termes sont corrects, mais ils ne leur rendent pas du tout justice. »

Cassidy, accompagnée de son meilleur ami Jacob, fantôme de son état, a quitté Édimbourg pour se rendre sur le prochain lieu de tournage de l’émission télévisée de ses parents : Paris ! Entre deux dégustations de viennoiseries au chocolat et de délicieux macarons, la jeune fille visite les lieux les plus emblématiques de la capitale française. Et surtout, bien sûr, les plus inquiétants – à commencer par les catacombes ! Le gigantesque cimetière souterrain, qui serpente sous les rues et les parcs de la ville, abrite des milliers d’ossements (rien que ça !) et presque autant d’âmes errantes.

Mais voilà qu’après être remontée des profondeurs de ce macabre sanctuaire, la jeune chasseuse de fantômes éprouve la désagréable impression d’être suivie. Et que penser des accidents de plus en plus fréquents qui mettent Paris sens dessus dessous ? Tout porte à croire que Cassidy a réveillé un puissant esprit frappeur qui prend un malin plaisir à semer le désordre dans le monde des vivants.

L’adolescente et ses amis sauront-ils arrêter ce spectre perturbateur avant qu’il ne sème le chaos dans toute la capitale ? Victoria Schwab poursuit avec brio la série jeunesse Cassidy Blake et s’amuse à nous faire peur en nous entraînant dans les mystérieux souterrains nichés sous les pavés parisiens. Oserez-vous franchir les portes de l’empire de la Mort ?

Je ne m’arrête jamais avec les romans de V.E. Schwab ! Je la présente comme l’une des autrices favorites et je lis assez souvent ses livres. Cette fois, je vais vous parler du tome deux de Cassidy Blake.

Cassidy est une petite fille au premier abord tout à fait normale. Elle a néanmoins la particularité d’avoir frôlé la mort et depuis, de pouvoir traverser ce qu’elle nomme le Voile, sorte de rideau entre notre monde et celui des fantômes. Elle a d’ailleurs pour meilleur ami, Jacob, le fantôme qui lui a sauvé la vie. Tous deux se retrouvent embarqués par les aventures des parents de Cassidy, qui voyagent à travers le monde pour visiter les villes les plus hantées dans le cadre d’une émission tv. Dans ce tome, les voici au cœur de Paris et notamment de ses catacombes où Cassidy va par erreur réveiller un esprit frapper, causant quelques dégâts…

J’ai beaucoup aimé déambuler dans cette ville que je connais bien. Le roman nous offre une belle visite guidée des lieux hantés de Paris. C’est également l’occasion d’en apprendre plus sur le passé de Jacob, véritable mystère depuis le début. Le côté jeunesse est rafraîchissant, cela m’a permis d’avoir un temps de lecture léger et agréable avec pourtant une intrigue et un contexte complexe et bien mené.

En bref, un nouveau coup de cœur Schwab et une furieuse envie de lire le troisième tome !

La Trilogie de Hurle, tome 2 : Le Château des Nuages, Diana Wynne Jones

« Très loin au sud du pays d’Ingary, dans la ville de Zanzib, du sultanat de Rajput, vivait un jeune marchand de tapis prénommé Abdullah. »

Abdullah mène une vie tranquille dans le sultanat de Rajput jusqu’au jour où il achète à un mystérieux étranger un tapis magique qui le transporte dans un jardin merveilleux. Il y rencontre la princesse de ses rêves, Fleur-de-la-Nuit. Mais, peu après, celle-ci va être enlevée par un effroyable djinn… Pour retrouver sa bien-aimée, Abdullah est prêt à tout dans sa quête, il croise un vieux soldat, un génie dans sa bouteille, un château volant rempli de princesses, des chats et des chiens aux pouvoirs étranges, qui tous réservent bien des surprises… car rien n’est en réalité ce qu’il semble être !

Quelle joie de voir que les éditions Ynnis allait publier la suite de la trilogie de Hurle ! C’est donc avec beaucoup d’impatience que je l’ai gardé pour pouvoir l’emmener avec moi en vacances au bord de la mer. Et c’est une expérience que je recommande.

Ce deuxième tome n’a pas été un coup de cœur comme le premier. J’y ai trouvé quelques défauts, notamment un peu de longueur vers le milieu du roman mais j’ai trouvé le débit divertissant et j’ai beaucoup aimé la fin.

L’histoire reprend le style d’un conte comme dans le premier tome. Dans un univers arabe, l’ambiance est très proche des Mille et Une Nuits. Quoique très caricatural et n’ayant pas réussi à m’attacher aux personnages, j’ai trouvé cela divertissant et sympathique. Je pointerai tout de même du doigt le passage grossophobe sur les cousines d’Abdallah qui n’est pas passé avec moi…

Le milieu a été un peu plus compliqué à lire car j’ai commencé à trouver cela long. Le voyage d’Abdallah au secours de sa princesse Fleur-dans-la-Nuit est laborieux, on a parfois l’impression de tourner un peu en rond et on aimerait arriver à la fin. Personnellement, j’avais surtout très hâte de retrouver au moins le personnage de Hurle et j’ai même commencé à douter de sa venue. Mais il est finalement apparu et je me suis rendu compte que j’étais passée à côté de bien des indices. Cela m’a fait très plaisir et je pense d’ailleurs le relire pour cette raison. Les pièces du puzzle se rassemblent et la fin est beaucoup plus dynamique.

Pour conclure, ce fut une lecture divertissante, pas aussi géniale que le premier tome mais agréable tout de même.

L’Île au Trésor, Robert Louis Stevenson

« Nous étions quinze sur le coffre à l’homme mort,

Yo-ho-ho ! et une bouteille de rhum !

La boisson et le diable ont emporté les autres,

Yo-ho-ho ! et une bouteille de rhum ! »

Tout va changer dans la vie du jeune Jim Hawkins le jour où le « capitaine », un vieux marin balafré et taciturne, s’installe dans l’auberge de ses parents, à L’Amiral Benbow. Jim comprend vite que ce boucanier, malgré ses chansons et son goût immodéré pour le rhum, ne veut pas dire son nom, qu’il n’est pas un client ordinaire et qu’une terrible menace pèse sur lui. En effet, lorsqu’un aveugle effrayant frappe à la porte de l’auberge isolée, apportant au marin la tache noire symbole des pirates et synonyme de mort, la chasse au trésor a déjà commencé…

Jim Hawkins, jeune garçon courageux, s’embarque sur un navire à la recherche d’un trésor enfoui sur une île déserte. Il se trouve alors aux prises avec des pirates patibulaires, dont un certain Long John Silver doté d’une jambe de bois. Cette aventure incroyable nous plonge dans un monde de pirates sanguinaires, plus vrais que nature, qui s’entre-déchirent sur une île brûlée par le soleil. L’affrontement sera sans merci …

Très grande fan du Disney La Planète au Trésor et des pirates en général, je ne pouvais pas passer à côté de l’œuvre de Stevenson. J’ai donc profité d’un passage à la bibliothèque de mon quartier pour chaparder l’œuvre et je l’ai dévoré en quelques heures !

Ma première rencontre avec Jim Hawking et sa chasse au trésor s’est faite à travers l’adaptation de Disney. Ma tête était donc pleine d’un univers steampunk et d’un ado qui ne trouve pas sa place dans la société quand j’ai ouvert ce livre. Le changement fut un peu surprenant, me retrouvant dans une époque anglaise tout ce qu’il y a de plus classique et face à un petit garçon adorable. Mais cela ne m’a pas empêché de m’attacher à ce petit Jim qui se retrouve malgré lui embarquer dans une aventure de pirates à la recherche du fameux trésor du capitaine Flint.

J’ai beaucoup aimé le rythme et l’ambiance mais aussi la plume de l’auteur que je trouve très agréable à lire. Les personnages sont attachants et bien construits, j’ai apprécié redécouvrir Long John Silver que j’aimais déjà beaucoup dans la version Disney, ou encore Ben qui s’avère très loin du robot loufoque que j’ai tout d’abord connu !

L’intrigue change également selon plusieurs aspects ce qui m’a réservé de très belles surprises et a permis que je ne m’ennuie pas un seul instant. 

Ce fut donc une très belle redécouverte, un retour à l’histoire d’origine que j’ai adoré lire !

Les Énigmes de l’Aube, tome 1 : Premier souffle, Thomas C. Durand

« C’est un fait. Un barrage sur un fleuve a toujours été la réponse à toutes sortes de problèmes. Quand on noie ses problèmes sous quelques millions de litres d’eau, ils la ramènent moins, et l’on a le temps de les oublier avant qu’ils réussissent à faire surface. »

« Bonjour, c’est ici pour apprendre la magie ? »

Anyelle a un don. Un sacré don même ! Elle peut renforcer la magie de ceux qu’elle touche. Mais pour maîtriser cette aptitude et apprendre, elle doit quitter la forêt qui l’a vue naître… La voilà en route, joyeuse, insouciante et un peu maladroite pour une école prestigieuse de magie… qui n’aime malheureusement pour elle, ni les filles ni les pauvres…

Avec ce premier roman d’une série hilarante, Thomas C. Durand, cofondateur de la chaîne YouTube La Tronche en biais, nous offre un récit de fantasy humoristique de haute volée et une héroïne très attachante.

Étant toujours un peu dans une phrase littéraire creuse, j’ai eu envie de me plonger dans un roman jeunesse et drôle. Les Énigmes de l’Aube s’est naturellement imposé à mon esprit, ce qui tombait bien car il fait partie des SP qu’il me tarde de lire depuis septembre.

Les Énigmes de l’Aube est un très bon roman de Fantasy jeunesse. On y suit une petite fille, Anyelle, pleine de vie, de curiosité et qui n’a surtout pas sa langue dans sa poche, dans son aventure au sein d’une école de magie qui n’accueille… que des hommes. Petite fille dynamique et au fort caractère, venue du fin fond de la forêt, la voilà qui débarque dans une école qui ne veut pas d’elle pour apprendre à maîtriser son don de Renfort. Elle y fait la rencontre du jeune Naxu, adorable garçon à la timidité maladive et à l’attitude craintive s’opposant radicalement au bout en train qu’est Anyelle, avec qui elle développe une sincère et authentique amitié. À deux contre le reste du monde (l’école donc), ils tentent tant bien que mal de survivre à cette année scolaire assez rocambolesque.

Mais plus qu’une petite histoire d’une fille à l’école de magie, ce roman aborde des thématiques diverses comme le féminisme, la critique de l’éducation, l’écologie, l’élitisme… Le tout arrosé d’une bonne dose d’humour, de dérision et de sarcasme. Vous y trouverez des anecdotes en bas de page, des dons plus fous (et ridicules) les uns que les autres, des coutumes sans queue ni tête, en bref, tout un univers et une construction rocambolesque qui donne une dynamique toute particulière à ce roman et qui entraîne, malgré la fatigue et la déprime, dans une ambiance drôle et excitante.

Pour conclure, ce fut une très belle lecture qui m’a tenu bonne compagnie malgré une baisse de moral et qui a su me tirer de nombreux sourires, suivant Anyelle avec plaisir. Hâte de lire la suite !

Le Château de Hurle, Diana Wynne Jones

« Attrape une étoile filante,

Fais qu’une mandragore enfante,

Dis-moi où sont les ans passés,

Qui du diable a fendu le pied,

M’enseigne à ouïr les sirènes,

Parer les brûlures de la haine,

M’apprend

Quel vent

Pousse un cœur honnête en avant. »

Au cœur de la contrée magique d’Ingarie, dans le charmant village de Marché-aux-Copeaux, Sophie s’ennuie. Seule dans sa chapellerie, elle a accepté son destin d’aînée de la famille, et de vivre dans l’ombre de ses sœurs, résignée ainsi à un avenir routinier. Après tout, tel est l’usage…

Lorsqu’un beau jour, la jeune fille a le malheur d’offusquer la sorcière des Steppes, celle-ci lui dérobe 60 ans de sa vie, la laissant vieille et démunie. Cherchant désespérément un moyen de briser le sortilège, la jeune chapelière sera amenée à pactiser avec le démon du feu, Calcifer. Vivant dès lors dans un étrange château ambulant dont les secrets restent entiers, Sophie entame une extraordinaire aventure à la recherche de sa jeunesse volée, prête à reprendre en main son destin. Un périple jalonné de dangers et de rencontres hautes en couleur…

En très grande fan du film d’animation Le Château Ambulant des studios Ghibli, c’est avec une immense joie (traduisez cela par des cris et une danse de la joie) que j’ai accueilli la nouvelle de la réédition du livre par les éditions Ynnis.

Ce livre m’a enchanté et cela dans tous les sens du terme. Je me suis retrouvée embarquée dans une intrigue rocambolesque, assez peu semblable à l’adaptation, bien plus développé et complexe. Elle est d’ailleurs parfois un peu difficile à suivre mais ce n’est pas grave parce que les personnages principaux sont tellement incroyables, que l’on pourrait les suivre jusqu’au bout du monde les yeux fermés. J’ai néanmoins été un peu perdu dans la complexité des identités des personnages et des relations qui les liaient les uns aux autres. Beaucoup de fils se croisent, forment des noeuds, se détachent… Je me suis donc retrouvée avec une belle pelote de fils aux couleurs multiples. Mais ce n’était pas grave car j’ai pris un plaisir immense à redécouvrir des personnages que je connaissais et à découvrir de nouveaux avec tout autant de plaisir. J’ai adoré me retrouvée dans les pensées et les émotions de Sophie, de voir Hurle à travers son regard (beaucoup moins sympathique !) et de fraterniser à nouveau avec Calcifer, l’esprit flamboyant qui régit ce château ambulant. Cela m’a apporté un regard nouveau sur cette histoire que j’adore regardé, lui donnant du relief et une profondeur qu’aucun film ne peut malheureusement pas faire.

Sophie, la jeune mamie

J’ai donc retrouvé Sophie, jeune chapelière, aînée maudite d’une sororité, qui, certes douée dans son métier, s’ennuie tout de même un peu. C’est un personnage assez résigné, qui a la malchance d’avoir offensé la mauvaise personne, la Sorcière des Steppes. La voilà donc transformée en grand mère, forcée de fuir sa maison et sa chapellerie. Bon an mal an, elle trouve refuge dans le château du fameux Hurle, magicien admiré et craint par tous et toutes.

Hurle, un magicien gentlemen pas si gentlemen

J’ai adoré redécouvrir le personnage de Hurle sous le regard amer et soupçonneux de Sophie. Magicien à la réputation médiocre (manger le coeur des jolies jeunes filles n’est apparemment pas bien vu dans ce monde…), il rentre un jour dans son château pour y trouver une vieille femme qui s’y impose comme femme de ménage. Hurle change beaucoup au niveau de la personnalité par rapport à l’adaptation. C’est un jeune Don Juan qui tombe sans cesse amoureux de belles jeunes filles et qui ne renonce à elle qu’une fois que celle-ci succombe à son charme. Il est égoïste, superficiel et lâche. Ce sont ses défauts qui sont au coeur des problèmes que rencontrent les personnages tout au long du roman. Mais malgré tout cela, c’est un personnage auquel je me suis tout de même beaucoup attaché (et totalement amoureuse de la version Ghibli).

Une intrigue rocambolesque

Je ne saurais vous résumer les différentes intrigues qui sont racontées dans ce roman. Comme je le disais avec les personnages, les intrigues s’entremêlent, se nouent, se dénouent pour reformer un autre noeud encore… On se laisse totalement guider par les personnages dans ce voyage abracadabrant dont ne semble ressortir aucune en particulier, mise à part la résolution de la malédiction de Sophie.

Pour conclure, ce fut une lecture addictive et ô combien plaisante, qui m’a permis de redécouvrir une histoire et des personnages que j’ai adorés à l’écran. La plume de l’autrice est tout aussi belle que son univers et la complexité de ses personnages. Je recommande chaudement aux personnes qui ont aimé la version de Ghibli (même si objectivement parlant, l’adaptation n’est pas fidèle…) et a ceux qui veulent découvrir une intrigue dynamique et des personnages complexes et originaux.

Le Choix de Bérénice, Fabien Clavel

« Pour la première fois, il se sentait amoureux et il était heureux d’éprouver cette délicieuse souffrance. »

Quand Arslan croise Bérénice sur une place en été, il est ébloui. Mais Titus arrive, conquérant, sûr de lui et su riche… Titus qui entraîne Bérénice aux États-Unis où il doit prendre la relève de son père à la tête d’un empire financier.

Arslan se résigne alors à devenir l’ami du couple. Parviendra-t-il à dissimuler son amour pour Bérénice ?

Même si j’ai une préférence pour les pièces de Corneille, j’ai toujours beaucoup aimé les pièces de Racine. Alors cette réécriture de l’histoire de Bérénice de nos jours m’a tout de suite intriguée. Je remercie l’auteur pour me l’avoir offert car ce fut vraiment une très belle et douce lecture.

Dans ce livre, on suit le personnage d’Arslan qui tombe sous le charme de Bérénice au premier regard. Malheureusement, elle lui est ravie par Titus, un jeune homme beau, riche, intelligent et drôle. Incapable de leur en vouloir, Arslan se retrouve à devenir l’ami du couple.

J’ai tout de suite été touchée par la belle personnalité d’Arslan. C’est un jeune homme vulnérable, émouvant, mélancolique parfois. J’étais totalement de son côté, voulant que Bérénice se rende compte de son amour pour elle. Mais malgré cela, on ne peut s’empêcher d’apprécier Titus qui est un jeune homme tout aussi attachant et on ne peut nier l’alchimie qui se dégage de ce beau couple. J’ai également beaucoup aimé la relation d’amitié entre Arslan et son meilleur ami, Aydin.

De nombreuses thématiques sont abordées à travers cette belle histoire moderne : la pression que les parents riches imposent à leurs enfants, leur absence également et donc le fort sentiment de solitude que les enfants développent, mais aussi les réalités des différences de classes et de culture. Ce classique de la littérature prend une dimension atemporelle qui transcende les époques et les cultures pour faire ressortir l’importance de l’amitié et de l’amour.

Ce court roman reprend donc une formidable histoire d’amour et d’amitié et lui donne des allures immortelles qui voyagent à travers le temps et dans les cœurs. À mettre entre les mains de tout le monde, petit et grand, adepte de Racine ou non.

#amour #amitié #sacrifice #société #FabienClavel

Cassidy Blake, Tome 1 : Chasseuse de fantômes, V.E. Schwab

« Si je dois retenir une leçon de cette journée, c’est qu’il me reste beaucoup à apprendre. Le monde est peut-être encore plus étrange que je ne le pensais. »

Levez le voile… Le monde des fantômes vous attend de l’autre côté !

Depuis que Cassidy a failli se noyer (bon, d’accord, en fait elle s’est vraiment noyée – mais elle n’aime pas y penser), elle a le pouvoir de soulever le voile qui sépare le monde des vivants de celui des morts, et de s’y aventurer. Son meilleur ami est d’ailleurs… un jeune fantôme, Jacob. On peut donc le dire : elle vit environnée de choses étranges. Mais ce n’est que le début !

Car, quand ses parents se voient confier le tournage et la présentation d’une émission télévisée sur les villes les plus hantées du monde, toute la famille prend pour l’été la direction d’Édimbourg, en Écosse. Caves, châteaux et passages secrets, la ville semble regorger de fantômes à chaque coin de rue ! Mais, pour la première fois, Cassidy rencontre une fille qui possède le même don qu’elle… et comprend peu à peu qu’elle a beaucoup à découvrir sur son étrange capacité.

Saura-t-elle démêler le mystère de ses pouvoirs avant de croiser le chemin d’un spectre mal intentionné ? Victoria Schwab, auteur prodige, imagine, avec l’originalité et le talent qu’on lui connaît, la plongée d’une petite équipe de héros atypiques dans les mystères d’une ville fascinante, et se délecte à nous donner la chair de poule !

C’est toujours avec beaucoup de joie et d’enthousiasme que j’attends un livre de V.E. Schwab. Cassidy Blake n’a donc pas fait exception, surtout que c’est le premier roman jeunesse de l’autrice que je découvre. Et laissez moi vous dire qu’il est tout aussi cool que ses romans adultes !

Cassidy Blake, la chasseuse de fantômes

« Au bout du compte, je pense que ma mère a raison.

J’ai un pied en hiver et l’autre au printemps.


Un pied chez les vivants et l’autre chez les morts. »

Cassidy n’est pas une fille comme les autres. Un appareil photo toujours à la main, solitaire, peu bavarde, cette petite fille sort du commun. À cette personnalité particulière, à laquelle je me suis beaucoup attachée (sa passion pour Harry Potter n’y est sans doute pas pour rien !) s’ajoute un don très particulier : traverser le voile entre notre monde et celui des fantômes. Depuis le jour où elle frôla la mort, elle acquit l’habileté de voir et de communiquer avec eux. Son meilleur ami, Jacob, est d’ailleurs lui-même un fantôme. À eux deux, ils forment une belle amitié qui m’a touché et que j’ai adoré suivre dans ces aventures, enveloppé de mystères et d’une bonne dose d’humour.

Édimbourg, la ville aux mille fantômes

« On s’imagine souvent que les fantômes ne sortent que la nuit, ou le soir de Halloween, quand il fait sombre et que la séparation entre les mondes s’amenuise. C’est faux. En réalité, ils sont partout : à la boulangerie, dans le jardin de votre grand-mère, assis à l’avait du bus …

Certes, on ne les voit pas, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas là. »

On suit donc ce duo très touchant à Édimbourg, où les parents de Cassidy tournent leur premier épisode de leur émission sur le paranormal. Le sujet est ironique, au vu des capacités que leur fille cache. J’ai adoré la ville d’Édimbourg, elle possède une aura très particulière, captivante. J’ai aimé découvrir les différents lieux et les histoires qui s’y rattachent.L’histoire est prenante, on se laisse porter par la découverte de la ville à la suite de Cassidy et Jacob mais aussi par toutes les mésaventures qui leur arrivent, qui concernent notamment une certaine Corneille Écarlate… Mais surtout, c’est l’occasion pour Cassidy de découvrir ce qu’elle est réellement et les implications de son étrange pouvoir. J’ai beaucoup aimé la mythologie et la magie créées par V.E. Schwab. Elle reprend ici une magie ancienne, des créatures anciennes dans une ville tout aussi ancienne et cela donne un mélange formidablement étrange.

Ce fut donc une lecture que j’ai adoré dévorer. Les personnages sont attachants, le décor est magnifique et l’intrigue magique ! V.E. Schwab ne me déçoit encore une fois pas et avec impatience que j’attends le deuxième tome.

#fantome #Mystère #histoire #VESchwab #LumenEdition

Engrenages et Sortilèges, Adrien Tomas

« Le respect qu’on les autres pour toi ne sera jamais aussi important que celui que tu éprouves pour toi même.

Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance…

La première chose qui m’a attiré dans ce roman, en dehors de sa sublime couverture, a été le titre, ou plutôt ce qu’il promettait. Cette idée de mêler la technologie et la magie qui laisse présager un univers de fantasy steampunk m’a tout de suite plu. J’ai donc commencé ma lecture avec une curiosité enthousiaste.

On plonge dans cette histoire en suivant deux personnages : Grise et Cyrus. À eux deux, ils représentent la rivalité qu’entretiennent les mages et les mécaniciens. Ayant chacun un caractère bien trempé, ce qui crée des tensions mais aussi plusieurs scènes assez comiques, on s’attache assez facilement à eux. J’ai beaucoup aimé les suivre dans leur folle aventure parmi les rebelles de la société. Le duo possède une bonne dynamique et ne tombe pas dans une romance cliché, ce qui fait du bien ! J’ai surtout beaucoup aimé leur ouverture progressive d’esprit, remettant en cause tout ce qui constituait leur monde, leurs valeurs… L’auteur a réussi à faire porter de belles valeurs à son roman : la diversité, l’estime et le respect de soi et d’autrui, la tolérance… Les messages sont tous très beaux et percutants qui ont résonné en moi.

Les autres personnages sont également intéressants, même si parfois un peu stéréotypé. Mais pour une fois, cela ne m’a pas dérangé outre mesure. Petite mention spéciale pour le familier de Cyrus, le chat Quint, qui m’a vraiment bien fait rire !

C’est une histoire au scénario assez classique mais tout de même très plaisante à lire. Certaines intrigues sont prévisibles mais je n’ai pas trouvé cela gênant. La construction de l’univers arrive à gommer le côté ennuyant de la prévisibilité par son originalité. J’ai beaucoup aimé la manière dont la technologie et la magie sont mêlés. J’ai tout de même eu une petite préférence pour le côté engrenage que sortilège. Grise n’est pas une fille comme les autres, ce qui apporte un peu de fraîcheur à ce roman jeunesse/ adoet sa passion pour la mécanique est contagieuse.

Pour conclure, ce fut un roman steampunk très agréable à lire que je conseille à toute personne qui veut passer un bon moment dans un univers Fantasy/ steampunk jeunesse.

#disparition #diversité #revanche #révolte #magie #Politique #Intrigue #résistance #Rageot

Panique dans la mythologie, Fabien Clavel

« C’est peut-être une blague. Ou alors le Louvre a construit une espèce de parc d’attractions, un « Louvreland » qui reprend le décor des Enfers. En tout cas, si c’est faux, c’est drôlement bien imité. »

Avec cette période très particulière, je me suis fixée pour objectif de dégommer ma PAL qui commence à prendre bien trop d’ampleur. Alors quoi de mieux qu’un marathon jeunesse ! J’ai donc ressorti tous mes petits livres jeunesses de ma PAL et je me suis rendu compte que j’en avais énormément de l’auteur Fabien Clavel. Je me suis alors lancée dans un petit marathon spécial de l’auteur. Comme ce sont de petits livres que j’ai lus en quelques heures chacun, je vais vous les présenter séries après séries et Panique dans la mythologie est ma première victime.

L’Odyssée d’Hugo

Hugo, féru de mythologie, anti-héros par excellence au sein de sa classe de 5e, devient en revanche un précieux allié des Dieux lorsqu’il bascule dans le passé.


Lors d’une visite au Louvre, Hugo est projeté dans l’Antiquité. Il découvre qu’Ulysse a disparu et Hadès lui confie la mission de le retrouver.

On débute donc avec Hugo, un jeune collégien intelligent (pour son grand malheur) dont le père est professeur spécialisé dans l’antiquité (ce qui n’arrange pas son cas) et qui, à l’occasion d’une sortie père-fils, l’emmène au Louvre (on atteint le fond). Cette tradition entre Hugo et son père ne plaît pas trop le jeune garçon jusqu’au moment où son père lui fait découvrir une pyramide très spéciale dans la réserve du musée. Pyramide qui se trouve être un portail dans lequel tombe Hugo et qui le projette tout droit Grèce antique ! Rien que ça ! À partir de là, son aventure, ou plutôt son Odyssée, débute en compagnie de Blanche, fille d’Hadès.

J’ai adoré voyager avec Hugo et Blanche à la recherche d’Ulysse disparu. On est plongé en pleine Grèce mythique, refaisant le périple d’Ulysse. Je me suis tout de suite prise d’affection pour Hugo et Blanche que je trouve adorables. Blanche est pleine de courage et Hugo est vraiment très drôle.

L’intrigue est prenante et fidèle au mythe. On a la chance de rencontrer Ulysse en personne ainsi que d’autres personnages comme Circé ou les Sirènes. Et puis bien sûr, on rencontre Médée !! C’est certes la méchante de l’histoire, mais j’étais quand même super contente de voir mon personnage mythique préféré dans cette histoire.

Hugo contre le Minotaure

Hugo, féru de mythologie, anti-héros par excellence au sein de sa classe de 5e, devient en revanche un précieux allié des Dieux lorsqu’il bascule dans le passé. Quand Hugo observe sur un vase antique que Thésée a disparu du Labyrinthe, il suspecte la magicienne Médée et part à la recherche du héros de l’Attique.

On retrouve Hugo et Blanche qui se lance à la rescousse d’un nouveau héros : Thésée ! De nouveau, on retrouve les personnages mythiques qui peuplent ce mythe, comme Ariane, Dédale ou encore Midas. J’ai beaucoup aimé l’intrigue, même si j’ai eu du mal à apprécier le héros Thésée, qui séduit Ariane pour ensuite l’abandonné quand il n’a plus besoin d’elle. Ici, on voit que Hugo a bien plus de mérite que le héros qu’il admire tant et j’ai trouvé l’idée intéressante.

Hugo et le Cheval de Troie

Hugo est un jeune collégien de 5e passionné par la mythologie. Il a découvert dans les réserves du musée du Louvre un passage qui communique avec les Enfers grecs. Quand son amie Blanche, la fille d’Hadès, lui apprend que les guerriers grecs sont bloqués devant Troie, il décide d’intervenir.

Plongé en pleine guerre de Troie, il découvre que la magicienne Médée manipule les Troyens pour infléchir le cours de l’histoire…

Dans ce troisième tome, on est plongé dans la célèbre guerre entre les achéens et les Troyens. On se retrouve au cœur du cheval de Troie, suivant les différentes étapes narrées dans l’Énéide de Virgile. C’est un texte que j’ai moi-même déjà étudié pendant mes études donc j’ai beaucoup aimé retrouver les références de cette oeuvre classique, retrouvant d’ailleurs parfois les mêmes répliques.

J’ai beaucoup aimé ce tome, dans lequel on en apprend un peu plus sur Blanche, qui a vécu la guerre entre les achéens et les Troyens pendant dix ans, voyant les morts arrivés chez son père sans relâche, mais aussi Hugo car il est confronté à une problématique difficile : il sait comment se termine cette histoire, il sait que le sort des Troyens a été scellé par les dieux, il connaît les conséquences que cela va avoir et il se retrouve obligé d’aider ceux qui vont mener Troie et ses habitants à la destruction. Pour un jeune collégien, c’est quelque chose de difficile à vivre et l’auteur le met très bien en valeur. Nos deux jeunes héros font ici preuve d’un grand courage et d’un sang-froid digne des héros mythiques.

Hugo et la Toison d’Or

Hugo est un collégien de 5e passionné par la mythologie. Il a découvert dans les réserves du musée du Louvre un passage qui communique avec les Enfers grecs. Sans cesse confronté aux machinations de la magicienne Médée, il décide de la défier et s’embarque avec Jason et les Argonautes à la conquête de la fabuleuse Toison d’or.

Ce quatrième tome est mon préféré. Évidemment parce que cette fois, c’est au cœur de l’histoire de Médée que l’on plonge. Hugo et Blanche se retrouvent à devoir aider Jason et son équipage à conquérir la Toison d’Or. Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce tome, c’est le fait que cette fois, c’est Blanche et Hugo qui mènent la danse. Ils participent activement au mythe, ce que je trouve ingénieux de la part de l’auteur. On découvre également un Jason pas si héroïque que cela, s’appuyant avant tout sur les exploits des autres héros qui l’accompagnent, et une Médée encore jeune et innocente. J’ai également beaucoup aimé rencontrer Orphée, qui est un personnage mythique que j’aime beaucoup mais aussi Hercule, qui se trouve être assez drôle comme personnage.La relation entre Hugo et Blanche prend également un nouveau tournant que j’ai beaucoup apprécié.

Hugo face au Sphinx

Œdipe ne sait pas répondre à l’énigme du Sphinx ! Hugo, qui a le pouvoir de voyager dans la mythologie, rejoint son amie Blanche, fille d’Hadès. Elle ne le reconnaît pas mais accepte de l’aider. Ils accompagnent Œdipe sur la route de Thèbes, guettant l’apparition de la terrible créature…

Le cinquième tome est le plus surprenant. Si on connaît maintenant tous l’histoire d’Œdipe sur le bout des doigts, Fabien Clavel profite de ce tome pour nous faire des révélations stupéfiantes. Je n’ose pas trop en dire car cela gâcherait la lecture de cette intrigue mais j’ai beaucoup apprécié ce qui s’y passe. C’est un tome plus émouvant que les précédents et j’ai trouvé la fin très belle.

Pour conclure, Panique dans la mythologie est une série de tomes que j’ai dévorée en quelques jours et avec laquelle j’ai voyagé à travers la Grèce antique avec passion et humour !

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